DECOUVREZ LE NOUVEAU CLIP DE ALICIA KEYS « Teenage Love Affair »
LA VIDEO EST DIPONIBLE EN BAS DE PAGE !
Quelques chansons originales extraites de son récent album Mind Control, beaucoup de tubes du papa (« Buffalo Soldier », « Could You Be Loved »…), son fils de huit ans sur scène agitant un drapeau, et un public bon enfant qui l’applaudit chaleureusement quand il quitte la scène à 21 heures passés.
C’est une demi-heure plus tard que les choses sérieuses commencent. Précédé d’un petit film avec l’acteur Cedric The Entertainer dans le rôle d’un pasteur qui parle à son ouaille Alicia, la chanteuse débarque au milieu d’une scène complexe pour un show à l’américaine qui va emporter la foule 100 minutes durant. Les musiciens sont sur les côtés, Alicia entre et sort avec ou sans son piano par une porte qui s’ouvre au fond de la scène. En plus du catwalk s’avançant vers le milieu de l’orchestre, un balcon surplombe le groupe, accueillant les danseuses, les choristes ou Alicia avec un petit synthé. L’écran géant trafique les images en direct, offrant un spectacle dans le spectacle.
Millimétré jusque dans les moindres détails, le show Keys est sans failles. « You Don’t Know My Name » est à tomber, puis break : les choristes reprennent « Lady Marmelade ». Changement d’ambiance, une longue séquence piano solo pour justifier son exigence artistique. Combien sont-ils, à part Elton John ou Polnareff, qui oseraient ça dans un Bercy bourré ? « Superwoman » et « What Comes Around » visent juste… Un sans faute.
Ah, encore une chose : Alicia ne joue pas du piano debout, elle s’allonge dessus, sur le ventre, et joue nonchalamment quelques notes sur le clavier à l’envers, telle une Hendrix des touches d’ivoire. Parfaite jusqu’au bout, Alicia fait LA reprise de bon goût, « Tender Love » des Force MDs, écrit par Jam & Lewis à la fin des années 80. Respect. Quand elle enquille en guise d’estocade « Fallin’ » puis « No One » et quitte la scène tandis que l’écran montre un globe terrestre, on a tout juste le temps de se dire que le compte n’y est pas, et « If I Ain’t Got You » arrive en rappel.
Voilà un concert comme on ne risque pas d’en voir venant d’un artiste français. Un mélange de perfection et de rigueur, prémédité à la virgule près, au risque d’une certaine rigidité mais pour un résultat stupéfiant d’efficacité. Alicia ne plaisante pas avec la musique. Certains y verront un défaut. C’est à ce genre de réflexion qu’on reconnaîtra ceux qui ne l’ont pas vue en concert ce soir.
© Olivier Cachin pour www.Hitmusemag.com – 16 juillet 2008

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Publié le 16.07.2008 à 15:09
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