DECOUVREZ DES VIDEOS DE CHIC
« GOOD TIMES » ET « LE FREAK »
DES VIDEOS DE DAVID BOWIE
« LET’S DANCE » ET « MODERN LOVE »
ET DE SHEILA : “SPACER”
ELLES SONT TOUTES DISPONIBLES EN BAS DE PAGE !
J’ai toujours eu un total faible pour Chic. En 80, avant de rejoindre la rédaction de BEST, j’avais fait un petit séjour à Rock & Folk. Mon problème, c’est que un peu à l’image des Inrock d’aujourd’hui, ils n’aimaient pas trop les blacks à Rock & Schnock. Philippe Paringaux, le rédac chef historique pouvait me tendre par le coin la pochette vinyle du double « Jacksons Live » en ajoutant : « Tiens tu veux bien nous débarrasser de ces nègres ! ». Son adjoint Jacques Colin – futur rédac chef de Voici - avait un humour à deux balles qui flirtait souvent avec ce sentiment profond de supériorité de la « civilisation blanche ». Du coup, j’en rajoutais dans la provoc avec eux, c’était sans doute ma manière d’être punk. À vingt ans, je tutoyais ces quadras…lesquels s’entêtaient pour leur part à me vouvoyer et dés le mois de mon arrivée au canard, je chroniquais direct l’album de Sheila « Spacer »…justement produit par Nile Rodgers et Bernard Edwards.
Les vieux lecteurs ont écrit illico pour exiger ma tête sur le champ, me traitant de « suppôt du disco » et d’autres noms d’oiseaux.
Je n’en avais rien à cirer et, au contraire, j’avoue que j’en tirais même une certaine fierté. Depuis le « Saturday Night » de Norma Jean et les premiers albums, j’étais fan du son Chic. Bien entendu il y avait eu le choc causé par « le Freack » , mais surtout j’étais bluffé par le courage de Nile, guitariste black qui osait revendiquer ses racines rock pour être un des pionniers de ce fameux « cross over » entre rock blanc et funk black, un cocktail aussi fissible que la rencontre de la nitro et de la glycérine plus tard développée par Prince.
Mais Niles et Bernard étaient incontestablement les premiers à oser ce mélange. Et à ce titre, ils ont gagné mon respect éternel.
Un quart de siècle plus tard, j’ai toujours autant de plaisir à groover avec Chic.
Le son fracassant, les guitares carnassières, la basse vrombissante mais aussi les violons qui groovent comme personne, le style Chic fera longtemps recette.
Niles et Bernard l’appliqueront avec art à leurs prods comme ce « Spacer » de Sheila certes un peu anecdotique comme à l’essentiel album « Diana » de Diana Ross.
J’avais déjà rencontré les Chic une première fois, dés mon arrivée à BEST début 81 au mythique Power Station Studio de New York, c’est donc avec un plaisir certain que je retrouvais Nile Rodgers, alchimiste de l’ultime métamorphose funky du Thin White Duke cet été 83. Nile pourtant au sommet me confiera combien il avait souffert de ce racisme qui voulait le maintenir dans le ghetto de la black music. Mais le guitariste revendiquait son coté rocker, c’était son combat et il l’a gagné haut la main.
Quel joie de retrouver aujourd’hui ce musicos d’exception…
BEST 180 Juillet 83
« Por favor, senora, a donde esta Carmine ? »
Sans vouloir jouer les snobs ou les érudits de choc, New York est peut-être la seule ville où j’ai encore l’occasion d’exercer mon Espagnol. Heureusement la grand-mère du bassiste de Bowie parvient à me comprendre.
La répétition, sous la direction de Carlos Alomar a lieu au S.I.R ( Studios and Instruments Renting) sur la 52éme rue west.
À New York, l’aventure démarre souvent dans un taxi jaune canari. Le mien zigzague avec adresse entre tous les mother-fuckers qui bloquent le trafic jusqu’à la 8éme Avenue. Je paie et j’exite face au calicot géant S.I.R. Plus tard, un des choristes me donnera sa propre traduction fun du logo : Sorry I Rented It (désolé de l’avoir loué !)
« Hi, I’m looking for Carmine ? », explications, discussions, indications, directions : « le sound stage est au fond à gauche. »
Dans le studio de droite, Dave Edmunds se marre bruyamment dans l’écho de sa sono. Le gang de Bowie occupe la grande salle. A travers les deux battants des portes de bois filtre la mélodie de « Stay ».
Bien sûr, Bowie n’est pas là, qu’est-ce que vous croyez. Peu importe, l’épisode conserve son excitante saveur. Avant même de rentrer dans le studio, je me sens complètement auditeur, un voyeur avec des oreilles : les membranes stéréo de mon microphone interne.
Lorsque j’ai rencontré Carmine Rojas, bassiste de Nona Hendryx à son gig de Washington et qu’il m’a proposé ce petit avant-goût de la tournée Bowie, j’ai accepté sans hésiter.
À quoi pouvait bien ressembler le patchwork assemblé par Bowie et Nile Rodgers, les co-géniteurs de « Let’s Dance » ?
Des blancs, des noirs, des blueseux, des rockeux, des funkeux sous la poigne du Thin White Duke. Sans en avoir jamais discuté avec l’intéressé, je comprenais ses raisons d’avoir choisi New York, la Grosse Pomme et tous ses quartiers aussi dissemblables les uns des autres. Éclectiques mais soudés, la chance des musiciens de New York c’est cet échangisme. C’est vrai, ici les crédits des pochettes de disques ressemblent à ces cartes de cocktails des bars américains. Les rapports entre groupes ou familles de musiciens y sont franchement incestueux. Chic se mélange à Material, Material flirte avec Nona, Nona conte fleurette aux Talking Heads…
Après avoir suivi Nektar, groupe de rock progressif des 70’s, Carmine pulse désormais pour Bowie et Nona, mais, dans le même temps, il vibre aussi avec Driving School son propre groupe sur une pop’n’ funk nerveuse. Quel micmac !
Le soleil se levait tout juste sur les ponts de Manhattan, lorsque Nile et David se sont rencontrés dans un club parallèle, bien après l’heure légale de fermeture des boîtes. Peu importe qu’ils soient tombés l’un dans les bras de l’autre ou qu’ils se soient salués d’un « hi », seul le résultat compte.
« Golden years, wap wap… » sur la poussée de « Modern Love », le même son puissant et cut qui caractérise le Bowie nouveau. Alomar au micro n’a certes pas le set des cordes vocales du boss, mais la musique a le frappé d’un direct sur la peau tendue d’un punching-ball. Blam.
Profitant d’une pause, Carmine me rejoint sur le canapé de cuir où je suis installé au fond du studio. Le guitariste a conservé la chaleur de ses origines porto-ricaines ; lorsqu’il discute, il se laisse toujours emporter et son sourire qui ne le quitte jamais, s’ouvre sur ses dents éclatantes. « Viens, je vais te présenter. » Et je serre successivement une bonne douzaine de mains. Tony Thompson, le batteur, ne lâche pas sa bière Bud’. Alomar est hilare et lance des vannes. Stevie Ray Vaughan, l’autre guitariste reste plongé dans son rêve. Les trois cuivres font la navette entre les chiottes et le téléphone. Nile Rodgers ne s’est pas encore pointé.
« Neuf mois de tour, c’est long », confesse Carmine, « heureusement que nous avons un 727 pour voler où nous voulons. »
Je le questionne : « Et le show, à quoi ressemble t’il ?
Les indications de mon copain sont en forme de puzzle ; par bribes, il me dépeint les décors, les costumes colorés, l’ambiance « Shangaï Express », l’Asie des années Trente et la fumée âcre des tripots d’opium. C’est drôle, Stevie Ray est raccord : il a un dragon tatoué sur la poitrine. Il lui suffira de jouer la chemise ouverte pour se fondre dans le décor.
(NDR : En fait, cinq jours avant le début de la tournée, Stevie Ray Vaughan déclara forfait. On alerta en catastrophe l’ancien compagnon, Earl Slick qui dût ingurgiter en quelques heures la répétition d’une bonne trentaine de morceaux !)
Détail touchant, les premières mesures du rappel seront celles de « Jean Genie ».
Détail cocasse : Carlos Alomar utilise une guitare qui ressemble à un jouet.
Détail inquiétant : et si c’était l’ultime tournée de Bowie ?
J’imagine les musicos transfigurés par le look « China Girl », je parie que le film d’Oshima n’y est pas étranger. Le groupe attaque les premières mesures de « Fashion ». Nile Rodgers viendra sans doute demain puisque c’est l’ultime répétition avant le décollage du jet Bowie.
Un dime dans la fente du téléphone public, je pianote le digital sensitif du clavier. Nile, à l’autre bout, m’invite à passer.
Adios Carmine, see you in Paris my friend !
Un autre taxi, une autre course jusqu’à Colombus circle : ricochet.
Dix minutes plus tard, le gardien moustachu en livrée grise effleure la touche de l’interphone de l’apart 28B.
« Mister Rodgers… ?.
Après le « Okaye » de l’intéressé, l’ascenseur speedé m’entraîne jusqu’au vingt huitième niveau supérieur. L’appartement de Niles est somptueux, mes Nike Air s’enfoncent dans la laine pure de la moquette. Les baies vitrées dominent majestueusement l’Hudson River comme un travelling sur écran géant. Niles m’offre un verre de vin. Je refuse poliment les cubes de glace qu’il me propose avec. Je suis littéralement subjugué par les chromes et les néons d’un Wurlitzer vintage. Rodgers pourrait s’il le souhaitait le gaver en n’utilisant que ses albums et ses productions.
Je trinque avec un Monsieur très prolifique.
Jugez vous-même : un LP solo « Adventures In The Land Of Good Groove », un nouvel album de Chic à venir, une co-production du Bowie, une production du prochain Simon And Garfunkel, ainsi que celle du Southside Johnnny. Nile m’entraîne dans son studio : « J’ai aussi un poulain qui va faire des ravages ; écoute un peu son nom est Michael Gregory, c’est de la dynamite. »
Il enclenche le start d’un TEAC 4 pistes et soudain l’espace s’emplit d’un funk-rock qui vous élève bien au-dessus du sol. Technique mais passionné, Michael glisse avec aisance dans les nouveaux courants chauds mais électroniques à la the System ou Material.
« Je l'ai rencontré dans un club de jazz. Il jouait comme un Dieu, je ne pouvais pas m'abstenir de bosser avec un type pareil. »
Nile s'interrompt alors pour décrocher un téléphone qui bippe: c'est le Japon. En dix minutes, il récite son interview au rock critique nippon. L'autre, pendu à son fil à douze mille bornes de là, a juste le temps de placer un yes ou deux. Sayonara et notre dialogue reprend:
« J'ai l'impression que tu rencontres beaucoup de gens dans les clubs: Michael, Bowie au Continental?
Nile Rodgers: Adventures in the land of the good groove ! Je sors tous les soirs. Sinon, je bosse. Comme je n'ai pas envie d'écrire tous les soirs, je zone parfois. En ce moment, ça me permet de rassembler mes idées pour le nouveau Chic.
Honnêtement, je n'étais pas très emballé par le précédent.
N.R. : Honnêtement, moi non plus. Mais, ce soir, je peux te faire une promesse: si tu as un tant soit peu aimé « Adventures ... », si tu as vibré sur le Bowie, tu craqueras sur le nouveau Chic. Comme « Let's Dance », il aura ce je ne sais quoi de puissant.
Et de Rock?
N.R. : Complètement. Toute ma vie, j'ai essayé d'être un rocker black, mais le système « rock oriented» a toujours écarté les nègres, non pour leur musique, mais à cause de la couleur de leur peau. Aujourd'hui, grâce à Bowie ou à Debbie Harry, je peux enfin me glisser hors du ghetto. Historiquement, le rock et la musique black n'ont jamais été autant imbriqués. Mais j'ai tout juste trente ans et ça me fait mal au ventre. J'aurai pu être lead-guitar d'un rock band depuis plus de douze ans. Des gens comme Bowie font vraiment avancer les choses. Lorsqu'on écoute l'album, on comprend que « Let's Dance» et « Shake it» sont les deux seuls Rand B, le reste est typiquement Bowie. Heureusement, sinon, pour moi, c'est le cul-de-sac. Si Chic avait sorti une chanson comme « Let's Dance », j'imagine aisément les réactions: « Puff ... ces Noirs savent tout juste parler d'amour ou de danse!
Mais si j'écrivais « Ricochet », nul n'y prêterait attention. L'industrie musicale est une industrie raciste.
Pourtant, depuis quelques mois, j'ai l'impression d'une ouverture, regarde un groupe comme Dexys.
N.R. : Mais l'Amérique n'est pas fermée aux Européens, elle l'est juste pour ses Blacks. Tout ce qui est blanc a ses chances ici, même les Noirs étrangers sont plus vernis que nous. La semaine dernière, j'étais à un séminaire black et l'on parlait de l'influence de la musique africaine. Moi, je leur ai dit: « Vous vous excitez aussi tardivement sur l'Afrique, alors qu'à dix-sept ans, c'est le genre de musique que je jouais et aucun d'entre vous n'aurait bougé le petit doigt pour m'aider.» Tout le monde parle de King Sunny Adé, mais uniquement parce que des blancs s'y sont intéressés, hélas les Noirs américains n'y sont pour rien.
Quelle fut la connection pour Simon and Garfunkel et Southside Johnny?
N.R : En ce qui concerne Southside, le guitariste m'a expédié une cassette. Je me suis dit: « Bof, Southside », et je l'ai laissé traîner une semaine. J'ai décidé de l'écouter en voiture et j'ai failli me planter dans une borne d'incendie. Dès les premières mesures (Nile se met alors à chanter), j'ai écrasé les freins de la bagnole: c'était incroyable. Quelques jours plus tard, je leur ai parlé. Ils avaient écouté « Land of the good groove » et c'est ce qui les a décidés à m'envoyer leur cassette.
C'est marrant, mais si je produis Simon and Garfunkel, c'est pour la même raison: ils ont aussi craqué sur le son de batterie, comme Bowie. Ce soir où l'on s'est rencontré, il m'a tout de suite parlé de son album. Mais Bowie ne savait pas exactement ce qu'il voulait. On a petit-déjeuné à la maison.
Je lui ai passé les premiers mixes de « Adventures in ... » et ça l'a fait bondir sur le fauteuil. « J'ai vraiment envie que nous fassions ce disque ensemble» : il s'était décidé d'un coup. Le problème avec Chic, c'est que nous sommes cinq et je dois bien composer avec les goûts de tout le monde.
Mais j'ai toujours pensé que Chic, c'était avant tout Bernard (Edwards) et toi?
N.R.: Oui, mais nous pensons aussi aux autres. S'ils n'aiment pas ce qu'ils chantent, ils n'y mettront pas autant de flammes et d'émotion. Mais je n'ai pas envie de passer ma vie à faire et re-faire « Good Times ». D'ailleurs, au début, David voulait qu'on fasse « Let's Dance» exactement sur le même tempo. J'ai joué sur ma guitare ce qu'il souhaitait, mais je n'aimais pas cela. Je lui ai dit:
« David, s'il te plait, écoute-moi: je ne peux pas jouer comme ça, c'est comme si j'exigeais de toi que tu me fasses « Space Oddity». Même si j'adore cela, tu l'as déjà fait, alors c'est inutile. » On a laissé tomber « Good Times» pour trouver le son parfait de « Let's Dance ». J'étais heureux, je pouvais faire sonner ma guitare exactement comme je le souhaitais.
Tu aimais Bowie avant de travailler avec lui ?
N.R. : Bien sûr: j'ai tous ses disques, même «Pin Ups» que je trouve assez décevant. Pour moi, cet album n'a pas la magie habituelle de Bowie, un must comme «Ziggy Stardust» où chaque chanson est un trait de génie. Même « Low » et ses côtés intellos d'avant-garde, c'est du Bowie qui sait rester excitant. J'ai tous ses disques, tous ses singles. »
Nile s'interrompt car l'écran en couleurs PAL branché sur MTV s'anime d'instantanés de New York: les néons, les ponts, les bagnoles, les visages pâles, les black s'enchaînent à toute vitesse.
« C'est une de mes vidéos, une des premières que je réalise seul, elle passe de temps en temps sur MTV. »
Nile, sur sa télécommande, module le volume. On voit des gosses danser en training, ce sont des rappers du corps. Ils sont si souples qu'ils se contorsionnent et rebondissent dans tous les sens.
Et quels sont tes rapports avec le rap, justement?
N.R.: Les kids que tu vois sur la vidéo viennent très souvent ici, on fait des figures en écoutant du rap. Et puis «Good Times» n'est-il pas le premier de tous les raps. Aujourd'hui, j'en suis fier, mais la manière dont je l'ai découvert est un vrai gag. Un soir, j'ai déboulé dans un club. Le DJ que je connaissais est venu me chercher au bar: «Nile, il faut que je te fasse écouter un truc: c'est super. En plus, ça va t'amuser. » Il a posé le Sugarhill sur la platine. J'ai tout de suite trouvé cela génial pour un mixage de DJ, j'ignorais bien évidemment qu'ils avaient commercialisé les disques.
Tu fais du rock, du funk, du jazz. Y a-t-il un genre que tu détestes?
N.R. : Lorsque tu vis à New York, c'est le choc culturel permanent ; si tu aimes la musique, tu aimes toute la musique. Moi, j'ai touché à tout, de l'africain au folklore arménien, c'est la meilleure des approches.
Tu es donc presque comme ton Wurlitzer?
N.R. : En quelque sorte. Mais les Français auront l'occasion de le vérifier à Auteuil, car il y a de fortes chances pour que je fasse quelques dates avec Bowie. Comme je n'ai pas souvent l'occasion de monter sur une scène, je deviens fou dès que je vois le public. En plus, j'ai une dette envers Paris puisque le seul gig de Chic avait été annulé en catastrophe pour une histoire de tension électrique. Je suis sûr que Paris est une terre de bonnes vibes (good grooves), je brûle de les expérimenter. »
Carmine Rojas pousse le battant de la porte du dealer Aïwa : «Salut, il faut que vous me répariez mon Walkman avant la fin de la semaine: je pars pour l'Europe et je crois bien que j'en aurai besoin. »
Carmine connaît l'engrenage: neuf mois de tournée et la circonférence du globe, l'aventure s'épelle B-o-w-i-e.
À Manhattan, les kids ont déjà recouvert les affiches sold-out des concerts par d'autres : « David, s'il te plaît, rajoute une date car nous n'avons pas de billet. »
Bowiemania: « Let's Dance» fait déjà bouger la moitié de la planète et l'autre ne va guère tarder à suivre. Snobisme, on s'excite déjà sur le cinéma et la musique jap : grâce à Bowie, les têtes de cons découvrent enfin Ryuichi Sakamoto. Quelques jours plus tard, un avion argenté s'engage sur la piste de la Guardia airport: «Vol XXX Bowie demande l'autorisation de décol/er. Autorisation accordée XXX. Bonne route ... et heu, par hasard, il ne vous reste pas un billet ou deux en rab?»
© Gérard BAR-DAVID pour www.Hitmusemag.com – 22 juillet 2008
>+ de news Rock
Publié le 22.07.2008 à 16:30
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