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Publié le 18.07.2008 à 15:47
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Iggy

Iggy & The Stooges : Animal rock


Rock

Avec ses Stooges sauvagement reformés, Iggy Pop enflamme les festivals estivaux hexagonaux et autres euros-rassemblements majeurs. Ainsi après avoir allumé La Grande Armada à Rouen le week end dernier, il sera samedi à la Garden Nef party d’Angoulême puis en Août à Saint Nolff Festival puis au très chic Palais des Festivals à Cannes. Mais si l’Iggy Pop 2008 continue sans doute à laisser l’empreinte de son corps torse nu en sueur sur les scènes où il passe, il est incontestablement bien plus sage que l’Iggy givré des 70’s. Destroy et allumé dans l’œil du cyclone punk, mégalo illuminé, Iggy l’iguane a toujours aimé le rock à la folie, la preuve cette hallucinante interview réalisée voici près de trente années, en 79 par Gilles Riberolles.

DECOUVREZ DES VIDEOS DE IGGY POP ET THE STOOGES

« I WANNA BE YOUR DOG », « LUST FOR LIFE », « THE PASSENGER »

EN BAS DE PAGE !

Parano, mais megalo, punky festif, l’Iggy version 79 cassait carrément les groupes en disant qu’ils ne servaient plus à rien :
« Le groupe, ça consiste en quatre à huit mâles qui se cherchent quatre à huit femelles; c'est fini ça mec, d'autres formes d'organisation sont désormais plus intéressantes. »
Trente ans plus tard, le même a ressuscité ses défunts Stooges.
Mais Iggy Pop, figure emblématique de la destruction sonique, ne se shoote-t’il pas depuis toujours à ses propres contradictions ?
Rencontre historique avec un des plus grands fauves du rock par Riberolles !

 
Je venais d'écouter les bandes du nouvel album d'Iggy Pop, « New Values », et je savais que Jim se devait d'être sérieux et moi attentif; car en effet, ce disque n'est pas surprenant. Rassurant plutôt, un peu comme de voir un grand malade faire semblant de se rétablir; oui, il est bien, oui la fièvre de l'adolescent qui se cherche n'arrête plus de transpirer, mais Jim chante mieux que jamais; les germes sont réalistes, le tronc épineux, la flexibilité grande, l'odeur moite, c'est le genre de roseau suffisamment solide et douloureux pour que se réconcilient l'Homme et sa jungle, le rock. Jim était là, avachi sur une chaise, coupe de champagne à la main, ses grands yeux bleus braqués sur moi avec « au secours » gravé sur les pupilles... « Eh ! Gilles, on se connaît, t'as éclairci tes cheveux? non? Eh bien ta veste, tu verrais celles que j'ai ramenées du Mexique, mec, tu vas les aimer. Dis, t'as pas du speed sur toi ? Bon, on va faire ces sacrées photos?» Il mitraille de paroles, il n'est pas en forme, mais ce n'est pas grave, c'est son rôle aujourd'hui et il le tiendra presque jusqu'au bout...

On part en limousine vers l'Etoile et sur les Champs il fait stopper la voiture et se jette sur le trottoir, se roule par terre, casse son verre de champagne et termine à la bouteille; devant les expressions émerveillées de certains, inquiètes d'autres, il danse; puis, plus tard l'intimité de la conversation retrouvée, il reprend son air de businessman douteux. Iggy regarde pensivement vers le plafond, un peu de champagne se renverse sur son fauteuil.

 
« Iggy Pop:
« J'ai dû emprunter beaucoup d'argent pour faire cet album "New Values". Mais j'ai voulu le financer moi-même pour avoir un contrôle TOTAL, du début à la fin : c'est moi qui ai désigné les participants, qui leur ai octroyé des responsabilités, décidé de leur salaire, et j'ai finalement vendu 1 produit fini 11 jours plus tard à Arista mais pas pour les Etats-Unis, je suis encore en négociation, tout ce que je sais, c'est que ce ne sera pas une grand compagnie et ceci devrait intéresser tes lecteurs (il claque des doigts) parce que je crois tellement au formidable potentiel de ma musique qu'il ne faut pas qu'elle se laisse gâcher. J'ai vu tellement de groupes débutants qui avaient des projets intéressants et qui, comme dirait Dylan, étaient si mignons au début et avaient l'air de fantômes à la sortie; tous ont noyé leur potentiel artistique dans les gros sous, alors ce que j'essaie de te faire comprendre, c'est que j'ai créé une petite organisation avec mes propres employés des mecs en qui je peux croire, pas d'histoires de blé et tout ça.


Gilles Riberolles : Des employés à temps complet ?

I.P. : Non, il sont interchangeables, mais ce sont des gens qui doivent comprendre que je suis le seul maître de moi-même. ( il tend l'index vers le magnétophone.) S'il y a des gens qui m'entendent, les jeunes, ne vous vendez pas!... mais je m'excuse, je m'écarte du sujet.

 
Tu retrouves le contrôle qui t'avait échappé ces quelques dernières années avec une grande maison de disque! comme R.C.A...

I.P. : Bien sûr; j'ai utilisé cette vieille et triste compagnie pour raviver mon image dans l'industrie de la musique; c'est d'ailleurs pourquoi nous avons fait cette pochette de
« Lust For Life », la musique était un incendie, mais la pochette c'était A.E. Neumann (rires). (Retour au regard protocolaire.) Non, je n'étais pas satisfait mais pas moins que je ne le suis maintenant avec mes nouveaux travaux, la différence étant que, je ne sais pas si je dois l'appeler résurrection divine, mais j'ai CE merveilleux sentiment de fierté que l'homme peut avoir quand il a réalisé un produit entièrement de ses propres mains parce que j'ai tout écrit, chaque jour, j'a travaillé la guitare, c'est quelque chose que j'ai toujours voulu faire (penchant la tête) j'ai toujours aimé un petit peu de sang, tant que ca reste sur les doigts alors je me suis dit : « Jim, vas-y, fais-le ou crève.» Tu vois, j'ai bossé avec les meilleurs collaborateurs du monde au cours de ma vie : Williamson, Bowie, Asheton à son époque, Alomar, mais je crois que je reste un petit peu supérieur à tout ca (sourire).

 
Mais...

I.P. (Il élève la voix) pour moi la vie est étrange, souvent un peu trop d'ailleurs, C'est devenu une telle accélération comparée aux autres gens : une capitale un jour, une autre le lendemain, alors pour contrebalancer ceci, j'ai dû développer de nouvelles valeurs et vite; avant, vers l'époque « Raw Power», je jouissais de ces avantages, mais je me laissais manipuler par certaines personnes, maintenant, ces personnes, c'est MOI. Je me suis dit que si je ne suis pas bon, je m'en apercevrai, et en fait, je suis super heureux, je sais ce que c'est un album super, je le sais. J'aimerais donner à tes lecteurs des détails tels que les problèmes d'enregistrement, mon nouveau groupe, tout ça, alors s'il te plaît, vas-y.

 
Tu as enregistré à Los Angeles, ça a dû te rappeler de mauvais souvenirs.

I.P. : Très mauvais; mais j'ai choisi un producteur américain, James Williamson, un pianiste américain, Scott Thurston, qui a débuté avec moi dans les bas-fonds, alors la raison de ce choix est que mon argent devait être investi jusqu'au dernier penny dans le studio et non pas dans un foutu hôtel de luxe. Or, quand on veut concevoir un produit en passe d'être jeté sur le marché, sans trop dépenser d'argent, rapidement, avec sensibilité, et sans connards qui deviennent hystériques  après deux verres de vin, on va à Los Angeles. (Rires) (très vite).. J'ai donc choisi des musiciens américains puisqu'il y a Jacke Clarke à la basse, John Harden aux saxos, Scott Thurston aux claviers, bon et puis Klaus Krieger (qui jouait avec Tangerine Dream) qui est le seul étranger (il se rapproche et baisse la voix) mais crois-moi, ce mec est plus américain que moi, bien sûr, il ne parle pas comme ça (accent texan), mais ce mec est une vraie noix, je veux dire, mes musiciens sont des fils de putes vicieux, je ferai confiance à aucun d'entre eux, tu sais qu'ils adoreraient me bouffer s'ils pouvaient ces fumiers, mais euh, je m'écarte, euh, ...j'ai donc choisi ces musiciens parce qu'ils sont les gens les plus dépendants que je connaisse et en plus, ils sont très communicatifs à un niveau... euh.

 
Humain ?

I.P. Noooon, à un niveau que j'appellerai URGENT; le coup de sifflet urgent quoi. Tu vois, c'est marche ou crève, les gens que je côtoie ne vivent que la mort, rien de plus, j'avais besoin de gens qui, au coup de sifflet de Jim, allaient débouler; voilà pourquoi cet album est audible et les autres non. Et puis j'ai choisi ces types parce que je suis un extrémiste, dingue par moments, alors pour contrebalancer ceci, j'ai choisi les gens les plus stables, les plus forts, et les moins verbaux possible. (Rires.) J'ai ensuite ajouté Gien Matlock au groupe, lui aussi est solide; c'était la chaleur instantanée entre nous ce qui veut dire qu'on s'aime pas vrai? (Rires.) En fait, j'ai travaillé avec une équipe plus qu'un groupe, mais crois-moi (il plisse les yeux), sur scène, sur scène, j'ai le groupe le plus vicieux qui ait jamais existé sur terre et je le prouverai.

 
As-tu demandé à Steve Jones de se joindre au groupe?

I.P. : Non. J'aime bien Steve comme guitariste, j'aime bien Paul Cook aussi, c'est un très bon batteur, nous ne sommes pas arrivés tout à fait à nous mettre d'accord car en fait nous n'en avons jamais vraiment parlé; ce sont des jeunes très sensibles, moi aussi, et nous savions qu'il n'était d'aucun intérêt de parler de jouer ensemble car ces deux bâtards auraient voulu que je rejoigne LEUR groupe et jamais, JAMAIS, je ne ferai ca ; jusqu'à mes derniers instants, je refuserai de rejoindre un groupe.

 
C’est toi le patron ?

I.P. Je suis un leader de naissance, y a rien à faire, je n'aime pas qu'on m'imite, mais je suis un leader. Ce que je me suis dit c'est : « Je vais apprendre la guitare, je vais faire un album sans l'aide de personne, et si c'est de la merde, alors ma carrière sera terminée. » Les temps ont changé, et depuis cinq ans, la structure de groupe n'est pas arrivée à produire le moindre son intéressant; bon, les exceptions, c'est peut-être Roxy Music et encore, ce n'est pas vraiment un groupe (ils ont des contrats individuels); les groupes? C'est tout juste bon pour les sociologues ou les anthropologues; c'est d'ailleurs ce que je faisais à l'université avant de commencer dans le rock; le groupe, ça consiste en quatre à huit mâles qui se cherchent quatre à huit femelles; c'est fini ça mec, d'autres formes d'organisation sont désormais plus intéressantes.

 
Est-ce...

I.P. Attends! Ce que je vais dire est très important. Je veux que tes lecteurs comprennent surtout que bon nombre d'entre eux doivent être musiciens : quand je dis que je suis le patron, oooh, quel mot horrible, mais c'est pour ça que je le dis parce que OUI, j'ai des employés, ils sont mes égaux, O.K., mais quelle que soit leur responsabilité, la mienne est toujours plus importante; je les respecte et je les dirige, pas comme ces crétins de groupes qui disent (voix très aiguë) : « Ooooh ! nous sommes des petits incompris, et nous allons rester ensemble jusqu'à la fin du monde, dadada... » et bien sûr, trois mois plus tard, tout le monde est dans son coin, ruiné, désillusionné ou mort comme la plupart de mes anciens musiciens. Moi, je travaille avec des hommes; mais qu'ils ne viennent pas me dire : « Jim je travaille avec toi et non pas pour toi. » (Il tape sur la table et me regarde bien en face.) Alors je dis O.K., mais on n'a plus que cinq secondes de travail commun. Non, vraiment, j'en ai parlé avec James. James (Williamson) et moi, c'est la haine, c'est un clash, un vrai et c'est pour ça qu'on bosse si bien ensemble.

 
Ce genre de « clash » t'es nécessaire ?

I.P. : J'aime les personnalités, j'aime les gens forts, c'est pour ça que je suis dans la musique, il n'y a plus que dans la musique que l'on trouve des vraies personnalités. Les acteurs?... à la queue; c'est pour ça que je ne vais plus au ciné; (grimaçant) ce sont juste des putains de... enfin, tu vois ce que je veux dire. Dans la musique, il y en a encore des vrais : John Lennon, Keith Richards, David Bowie, euh... Charlie Mingus, Charlie Parker, tiens, même Question Mark, oui ? même ça ; c'est tellement varié, euh, Von Karajan, etc., etc.... la musique est le dernier bastion de l'individu et, pour revenir à ta question, quand je découvre une vraie personnalité, alors, il y a toujours un clash. (Rires.) C'est parce que j'en suis une aussi, très forte.

 
Pourquoi n'as-tu pas joué de guitare dans l'album?

I.P. : Il faut être réaliste, j'ai emprunté pour faire cet album, 100 000 dollars, je ne suis pas un bébé du genre : (voix de bébé) « Oooh ! maison de disques s'il vous plaît, payez-nous notre album car nous voulons devenir des artistes et si nous ne vendons pas de disques, ce n'est pas grave car nous partirons comme les Stooges ! » Non, j'ai travaillé en homme (appuie les fins de phrases en tapant sur sa cuisse) j'ai emprunté de l'argent, je me suis assuré que le travail serait rentable qu'il passerait en radio car la radio fait vendre; c'est du bon boulot et j'aurai pu faire d'une façon plus excessive, mais il ne serait pas passé à la radio, or, il doit passer, S'il n'y passe pas, il passera sur mon cadavre. La différence entre un obscur avant-gardiste et moi c'est que j'ai plus d'énergie. Quand les autres peuvent rester éveillés neuf heures par jour, je peux rester éveillé (il réfléchit) 21 heures par jour, s'ils craquent au cours d'une décision, d'un travail ou bien d'une conversation, moi, je tiens; si on les battent, ils pleurent, moi pas ; quand ils se cassent la gueule, moi je tiens debout, etc., la force intérieure, c'est ma force dans l'industrie (Il s'adresse à mon micro.) Écoutez ça les jeunes : « Qui que vous soyez, restez petits, ne croyez pas en vos amis. » Beaucoup se font piéger comme Johnny Thunders; ils sont si seuls, ils n'ont pas d'ami alors ils sont obligés de désigner leurs amis, mais bien sûr, ce ne sont pas de vrais amis. Moi, je sais combien j'ai d'amis : je n'ai qu'à me regarder dans une glace, (il sourit) ou bien compter le nombre de tickets vendus. (Il se renverse du champagne sur le jean sans s'en apercevoir.)

I.P. Entendons-nous bien, cet album EST extrémiste; alors pourquoi peindre en doré un magnifique canari jaune?  Tiens, je vais être franc : un aIbum, comme « Raw Power » est très mondain, très médiocre, à part un ou deux morceaux, ceux que je jouerai sur scène, bien sur à l'époque cet album n'était évident pour personne d'autre que moi, mais il fallait que ça sonne plus énorme que la vie; mon nouveau EST énorme, même joué par des jardiniers, il serait énorme : je chante mieux, je me suis organisé, j'ai Klaus à la batterie, parce que pour moi, pour un Iggy Pop, la seule personne avec laquelle j'ai des relations vraiment intimes, c'est le batteur. Moi et le batteur, c'est comme une mère et son bébé, sur scène ou ailleurs.

 
Pourtant jusqu'à présent, il jouait de tout sauf du rock...

I.P. : Klaus? Oui, mais ce que les gens devraient savoir, c'est que Klaus vient de la rue, je l'ai tiré du ruisseau ce mec; c'est le plus grand batteur que je connaisse avec Charlie Watts; Klaus n'avait plus de boulot alors je l'ai aidé ; il a toujours pensé que Tangerine Dream était une vraie merde, alors on attendait juste le jour où nous pourrions jouer ensemble. Il est mon corps, mon vrai, pas comme ces dingues à mes concerts; tiens si j'étais plus grand, je leur casserais la tête, mais je suis trop petit... je ne sais plus ce que je veux dire. (Rires.)

N'importe comment, ce disque sera du dégueulis depuis Berlin jusqu'à L.A. J'ai dégueulé ma musique aux musiciens et ils étaient choqués, et fascinés par ce qui se passait dans mon cerveau ; j'ai gardé du temps libre tout en contrôlant le processus d'enregistrement, du temps libre pour travailler ma voix, ma diction; j'ai fait attention aux mots, ma voix est plus flexible dans les graves et les aigus; bien sûr, ce n'est qu'un premier pas; mais je l'ai fait sérieusement, j'aurai pu me tirer au Mexique, c'est moi le patron, j'aurai pu me tirer avec ces deux petites catholiques qui faisaient les choeurs, mais... je ne les ai jamais rencontrées celles-là ; je n'ai jamais voulu ; je voulais juste qu'elles s'excitent toutes seules en entendant ma voix grave de mâle dans leur casque, qu'elles mouillent leur petite culotte blanche et qu'elles disent : « Oooooooh ! », mais je ne voulais pas les rencontrer, sinon... Je connais mes limites et LIMITATION a à voir avec les punks. La vraie définition d'un punk, c'est quelqu'un qui a de bonnes idées mais qui n'arrive pas à les exprimer parce qu'il est limité, comme moi au début, tu vois ce que je veux dire, quelqu'un qui est seul, coupé du reste du monde. Maintenant je suis tellement seul que j'ai appris à utiliser cette solitude pour travailler mon talent, chose que je n'arrivais pas à faire avant. (Il se reverse une coupe.) Il y a une chose que je voudrais dire avant que tu me poses d'autres questions, c'est que les gens vont assister au groupe le plus vicieux qui soit, mais en même temps, un groupe précis, avec une bonne qualité sonore, légèrement moins fort qu'avant, mais audible; au lieu de huit morceaux où je chantais avec de la bière qui me dégoulinait des lèvres, tu sais, du genre idiot, dadada, non plus de ça, nous allons jouer entre 15 et 20 morceaux; l'éclairage ? C'est moi qui l'ai conçu, il sera pop, genre drugstore quoi, le genre à chier où tout le monde peut voir; non, je ne serai pas maquillé; les morceaux seront: 2 ou 3 titres de « The Idiot », ou « Lust for Life », certainement aucun de « Metallic KO » qui est mon plus mauvais album, ah ! peut-être un de « Kill City », un mauvais album peut-être, mais plein de sentiment, « TV Eye » ? Quoi, ce n'était pas un si mauvais album, dans tous les cas un bon témoignage de ce que je sais faire sur scène, j'aimais bien les photos de la pochette; (sourire) bon et puis quelques classiques de « Fun House » et « Stooges »...
Eh ! Dis donc, on fait la fête ce soir ! Tu amènes une ou deux nanas et on fait la fête, hein?

 
David Bowie t'a aidé à quitter RCA ?

I.P. : Oui, David est toujours là quand j'ai besoin de lui.

 
Prévois-tu de nouveaux «clashs» dans ta vie future?

I.P. : AH AH AH (il se lève et renverse la bouteille de champagne) très bonne question...

 
Je veux dire des personnalités que tu aimerais rencontrer?

I.P. : Oh, oui ! il y a Bill Wyman; c'est la personne avec laquelle j'aurais envie de travailler; c'est le meilleur bassiste, mec; et puis David (Bowie) aussi; je sais que nous allons retravailler ensemble, disons d'ici deux ans, nous n'en avons pas parlé, mais j'en suis sûr. Et puis la troisième personne est John Lennon. (Iggy me tend son verre plein et me montre le téléphone). Eh! Gilles, la fête, on la commence tout de suite ? »

 

Gilles RIBEROLLES

 
© Gilles Riberolles pour www.Hitmusemag.com – 18 juillet 2008

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Publié le 18.07.2008 à 15:47
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