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Découvrez « Better Than » et « Good Excuse » extrait du dernier album « Grand National »
Samedi, ils seront au Festival Décibulles à Neuve-Eglise, dimanche à Aix Les bains pour le Festival Musillac et ainsi de suite jusqu’ au 21 juillet, les australiens de The John Butler trio n’ont pas fini de faire rouler leur rock cool sur les routes de France.
Rencontre avec ces potes antipodes.
« A chaque fois qu’on entend parler du John Butler Trio, vous êtes en tournée. Comment cela se fait-il ?
John Butler : Ben… c’est ça, la vie de musicien. Et puis on ne vend pas assez de disques pour se permettre de ne pas tourner (rires). Il faut qu’on aille à la rencontre de nouveaux publics pour se faire connaître. C’est comme ça que les gens nous découvrent. En dehors de l’Australie, nous ne gagnons pas d’argent. En fait, nous en perdons. Ca coûte très cher de déplacer toute une équipe, techniciens inclus. Gagner la reconnaissance du public, essayer de vivre de sa musique, c’est une mission sans fin. Et puis pour être honnête, je suis accro à la scène. Je ne peux pas vivre sans la musique. En fin de compte, tout ça, c’est une histoire de partage.
Se produire sur scène est donc vital pour le groupe ?
J.B : Oui, à tous points de vue ! Même si on gagnait assez d’argent, même si on était millionnaires, on tournerait quand-même. C’est notre vie. Mais je ne serais pas sur la route dix mois par an, c’est sûr. J’ai une famille, qui me suit sur la route la plupart du temps.
En quoi cette vie de nomade influence-t-elle votre musique ?
J.B : En Allemagne, j’entends un groupe qui mélange le reggae et le hip hop, aux Etats-Unis, je découvre un beat dancehall latino qui me plaît ou j’écoute la dernière chanson de Beyoncé et j’aime l’arrangement, en France, je flashe sur le jazz manouche… Toutes ces trouvailles musicales aterrissent d’une manière ou d’une autre dans ma musique. Mes chansons naissent sur la route, là où je me trouve. Je n’ai pas besoin d’un endroit spécial pour créer. Ma musique est en moi, elle EST moi. Elle est mon essence, ma vie.
Même le nom de votre dernier album « Grand National » est lié à la route !
J.B : Oui ! Il y a deux ans, alors qu’on traversait une petite ville du Queensland sur la route entre deux dates de tournée, on s’est dit qu’il fallait trouver un titre vraiment super pour notre prochain disque. A ce moment précis, j’ai levé les yeux et j’ai vu ce bâtiment sur lequel étaient écrits les mots Grand National. C’était cool ! J’y ai réfléchi quelques semaines, et j’ai réalisé le potentiel de ces deux mots. Ils donnent à notre musique une unité et une dimension internationale. Jusqu’à présent, on était surtout connus en Australie, et cet album est le premier qu’on ait sorti en même temps dans le monde entier. Grand National, c’est l’international, le monde vu comme un seul pays, le succès grandissant du groupe… Voilà !
De quels autres musiciens te sens-tu proche ?
J.B : Des Australiens de Blue King Brown, de Spearhead et Michael Franti, de Jack Johnson, de G Love… Je pense que nous avons une vision similaire du monde et de notre musique. Nous nous appuyons sur les notions altruistes de conscience, de bonne volonté et d’évolution de l’humanité. Nous voulons essayer de contribuer à rendre le monde meilleur. La plupart des bons musiciens que je connais ont un profond respect de la vie. Ils savent que ce qui rend la vie possible est la même chose qui rend la musique possible. Il réalisent qu’il y a une force supérieure qui fait avancer tout ça, qu’on l’appelle dieu, esprit ou univers. Bien sûr, c’est difficile de vivre de ce boulot, et on peut vite devenir égoïste et ne penser qu’à soi et à ses petits problèmes. Mais ça ne m’arrivera pas.
Pendant que nous parlons, je remarque derrière toi ta guitare, sans laquelle tu te déplaces rarement. Ca n’est pas un instrument ordinaire…
J.B : C’est une douze cordes dont j’ai retiré une des clefs et la corde correspondante. J’en ai plusieurs autres, je ne sais pas combien exactement d’ailleurs, mais j’aime particulièrement celle-ci. En fait, je n’ai besoin que d’une seule guitare, ou peut-être deux pour exprimer tout ce que je veux dire. J’en ai toujours une avec moi pendant les interviews, au cas où je n’arrive pas bien à expliquer ce que je veux dire. Dans ce cas, je prends ma guitare et je joue. La musique est un langage universel !
Comment partages-tu l’importance des paroles et de la musique dans tes chansons ?
J.B : C’est la musique qui vient en premier. Je prends ma guitare et j’en sors un rythme et une mélodie, comme ça (se met à jouer sur sa guitare). Ensuite, je me mets à marmonner, comme ça, et puis certains mots se forment. De là, des phrases se matérialisent. C’est un peu comme une fouille archéologique : on trouve d’abord un os, et puis un bras, et puis tout un corps. Là, la mélodie donne corps aux paroles. Tu vois, c’était une bonne chose que j’aie ma guitare avec moi pour t’expliquer ! »
© Kathleen Aubert pour www.Hitmusemag.com – 11 juillet 2008
Dates de concert
11/07 - Alive Festival - Lisbon, PORTUGAL
12/07 - Festival Decibulles - Neuve-Eglise, FRANCE
13/07 - Festival Musillac - Aix Les Bains, FRANCE
15/07 - Dock des Suds, Marseille, FRANCE
17/07 - Theatre Antique, Vienne, FRANCE
18/07 - Gurten Festival - Bern, SUISSE
19/07 - Auxerre, FRANCE
20/07 - Festival les Océaniques, Tarnos, FRANCE
21/07 - Les nuits de la Guitare de Patrimonio, Patrimonio, Corse, France
Artiste : The John Butler Trio
Album : « Grand National »
Label : Warner
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Publié le 11.07.2008 à 18:09
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