Pour voir des lives de "You'Re Gonna Go Far, Kid" et de "Hammerhead"
extraits du dernier album de The Offspring “Rise and Fall, Rage and Grace”
allez en bas de page !
Cette fois encore, la bande de Dexter nous prend par surprise avec son nouveau cocktail vitaminé boosté aux essences essentielles du Clash, des Stiff Little Fingers, des Ramones, mais aussi et plus surprenant, de U2, XTC, the Plimsouls ou the Police.
Preuve qu’il y a véritablement une vie après le punk, interview free style avec Noodles, le guitariste du groupe.
Hitmusemag : Pardon si mes questions sur votre nouvel album « Rise and Fall, Rage and Grace » ne sont pas très pertinentes, mais nous venons juste de l’écouter. On n’a même pas eu le droit de garder les paroles… Pourquoi tant de méfiance envers la presse ?
Noodles : C’est la maison de disque qui veut ça… Nous vivons dans un monde très différent d’il y a dix ans. A l’époque, on envoyait le disque à tout le monde, et c’était tout. Aujourd’hui, si tu fais ça, il est immédiatement mis sur Internet.
Et alors ? N’avez-vous pas été un des premiers groupes à défendre le partage de fichiers musicaux sur le Net, lors de la sortie de votre album « Conspiracy of One » en l’an 2000 ?
N : Oui, c’est vrai… On s’était dit que puisque le disque finirait automatiquement sur le Net, c’était plus simple d’y donner accès directement nous-mêmes. Mais notre maison de disques ne nous a pas autorisé à le faire, sauf pour un single. Bien entendu, le tout s’est quand même retrouvé sur la toile…
Votre précédent album « Splinter », sorti il y a cinq ans, n’avait pas été très bien accueilli par la critique. C’est pour ça que vous avez traîné à enregistrer celui-ci ?
N : Pas vraiment. On n’a commencé à se pencher sérieusement sur l’idée d’un nouvel album qu’en juin 2006. On a travaillé avec Bob Rock, qui a produit « Rise and Fall, Rage and Grace », mais y a aussi mis sa patte dans l’écriture. C’étais la première fois que Dexter travaillait autant en binôme avec un producteur. C’est déjà arrivé que certains de nos titres naissent en studio, par exemple quand on a bossé avec Brendan O’Brien, mais jamais tout un disque !
Qui est ce Bob Rock, qui a donné à « Rise and Fall… » un son peut-être plus métal qu’à l’ordinaire ?
N : C’est un producteur très connu qui a travaillé avec des grands noms du rock comme Metallica ou Aerosmith. Ce côté « rock » nous inquiétait un peu, car ça n’est pas notre créneau. Mais quand on l’a rencontré, nos craintes se sont dissipées. Il est super cool. Bob habite à Hawaï, et nous en Californie : on a beaucoup fait la navette entre les deux pendant la bonne année et demie qu’a duré la réalisation de l’album. Trop dur…
Il y a trois titres à la limite de la ballade rock FM sur « Rise and Fall… ». Est-ce qu’avec l’âge, ça devient pénible de ne jouer que des titres punk à 100 à l’heure ?
N : Ha ha, elle est bien bonne ! Hmmm… On a toujours réservé une petite place dans notre cœur pour ce genre de titre. Avant d’aimer le punk, j’était fan de Kiss, et avant d’aimer Kiss, j’étais fan de Simon & Garfunkel et tout ce genre de trucs qu’écoutait mon père. Ca fait sans doute partie de la réponse…
Tu as 45 ans. Tu ne te sens pas un peu vieux pour te la jouer punk rocker rebelle ?
N : Non, pas encore ! Je m’éclate. Ca fait dix ans qu’on nous pose cette question. Quand on me demande où je me vois dans vingt ans, je réponds « au même endroit mais avec vingt ans de plus ». On s’éclate à faire ce qu’on fait, tant en studio que sur scène. C’est une telle bouffée d’adrénaline ! Ce contact avec le public, c’est aussi ça qui nous maintient jeunes. Et comme on doit jouer pour vivre…
En parlant de votre public, quel effet cela fait-il de voir plusieurs générations d’une même famille venir assister à vos concerts, par exemple le père, un vieux fan, et son fils, un nouveau ?
N :C’est cool. Dans l’histoire du rock, c’est sans doute la première génération où les parents et leurs enfants aiment les mêmes groupes. Je n’ai pas eu l’occasion de faire ça avec mon père, mais je vais à des concerts avec ma fille (18 ans) et mon fils (6 ans). Bon, aucun enfant ne trouve ça vraiment cool de traîner avec ses parents, mais c’est plus cool qu’avant !
Toi et ta bande, vous êtes donc encore des gros rebelles ?
N : Euh… Le fait d’avoir grandi avec le punk m’a appris à toujours tout remettre en question. C’est encore ce que je fais aujourd’hui. Il ne faut pas avoir peur de transgresser certaines règles. Aujourd’hui, je choisis les causes pour lesquelles je me bats avec plus de discernement que quand j’étais jeune, et que je me rebellais contre la terre entière, ce qui n’était pas toujours très judicieux.
Quand vous n’êtes pas en studio, où vous avez passé pas mal de temps ces deux dernières années, vous faites quoi ?
N : Ben… je passe du temps avec ma famille, j’amène mon fils à l’école… Je bois de la bière en jouant à des jeux vidéo. Parfois, j’y joue aussi avec mon fils. Des trucs bêtes de la vie, quoi…
L’interview touche à sa fin. Des trucs à ajouter ?
N : Que ce disque est ce qui est arrivé de plus important dans l’histoire de la musique depuis ses débuts… non, je déconne !
© Kathleen Aubert pour hitmusemag.com le 16 juin 2008

Artiste : The Offspring
Album : « Rise and Fall, Rage and Grace »
Label : Columbia (dist.Sony-Bmg)
>+ de news Rock
Publié le 16.06.2008 à 11:54
|
 |
Autres articles sur The Offspring
The Offspring : 40 ans et toujours … punk!Offspring: un titre à rallonge pour leur nouvel album