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« On est le groupe le plus enthousiasmant jouant en Grande- Bretagne actuellement. Cela fait des années qu’il n’y a pas eu un disque aussi bon que le nôtre ! » Il y a environ deux ans Luke Pritchard, le guitariste chanteur des Kooks, lançait cette phrase qui pouvait passer pour arrogante et prétentieuse… En réalité, le tout jeune musicien de Brighton ne faisait que refléter l’avis de plus d’un million de personnes qui ont par la suite acheté « Inside In/ Inside Out », le premier album du groupe. Car les Kooks sont un autre phénomène du rock britannique actuel, installés dans le premier wagon, juste derrière la locomotive conduite par les Artic Monkeys et les Babyhambles. Et l’arrivée de leur nouvel album, « Konk » devrait les maintenir dans cette position d’oustiders gagnants, jamais très loin des têtes de listes. En plus, ils sont abordables et ouverts à toutes sortes de bons rocks (le nom du groupe est par exemple inspiré d’une vieille chanson de David Bowie). Ce que démontre cette rencontre avec Hugh Harris, leur second guitariste.
Comme votre premier, votre second disque bouillonne d’influences et d’idées différentes. Cela va des ballades acoustiques aux rythmiques nerveuses très saccadées….
Hugh : « En fait les Kooks c’est un peu comme un grand magasin où l’on peut trouver toutes sortes de musiques. Cela passe aussi bien par le funk, le reggae ou le ska… Déjà, avec notre premier album, on voulait réaliser un vrai disque de rock’n’roll, mais avec plein de petits bouts d’autres choses dedans. »
Vous n’avez pas trop cogité après le succès de « Inside In/Inside Out »,
Car votre second devait forcément à la hauteur des espérances de votre million d’admirateurs ?
Hugh : «Question inspiration, le succès n’a pas été un élément déterminant ou traumatisant dans les choix musicaux de ce nouveau disque. Si ce n’était qu’on avait tous un seul et même mot d’ordre en le commençant : « Il faut qu’on fasse encore mieux ce coup-ci !!! »
Par contre, on suppose que, pendant les dernières années, vous vous êtes plongé dans l’histoire passée du rock, et que vous avez ainsi découvert des vieux groupes que vous ne connaissiez pas quand vous étiez gamins.
Hugh : « Oui, et ça a été vraiment le pied ! Mais en réalité, concrètement, on a plus découvert des aspects moins connus de groupes que l’on aimait déjà : leur face cachée peut-être… Si on était à l’époque du vinyle, on dirait leurs faces B »
Vous pouvez donner des exemples de vieilles chansons qui vous ont marquées.
Hugh : « « Maggie May » de Rod Stewart, qui date du début des années 70, est par exemple une super référence… C’est une chanson vraiment populaire, aux inspirations folk, qui n’a aucun coté « pop » fabriqué. C’est juste une voix des guitares sèches et une grande leçon à suivre ! »
C’est aussi par référence à l’histoire du british rock que vous avez enregistré votre nouvel album dans le studio construit par le leader des Kinks ?
Hugh : « On l’a d’abord enregistré là-bas parce que c’est un super endroit pour faire des disques, et ce n’est évidemment pas un hasard si l’album porte le nom du studio : « Konk »… Mais on est forcément sensible au fait que c’est un grand personnage du rock anglais qui l’a fait construire. »
Vous faites partie de ces groupes qui disent que les Libertines et les Strokes ont été les pionniers du nouveau rock ?
Hugh : « En Grande-Bretagne, les Strokes et les Libertines ont vraiment tout réveillé ! Avant qu’ils ne déboulent, les gens de ma génération n’avaient pas plus rien de live et d’excitant à voir et à entendre sur scène. Il existait juste des groupes pop fabriqués et plus aucun jeune musicien à aller voir en concert. »
On dirait d’ailleurs que vous vous sentez plus proches des vieux groupes des années soixante, ceux qu’écoutaient vos parents, que de Oasis ou de Blur pourtant plus proches de vous dans le temps.
Hugh : « Sans aucun doute oui, mais on ne tient pas à limiter nos inspirations à une seule époque ou à un seul son. Quelque part aussi on cherche à explorer de nouvelles façons de faire du rock et de le faire sonner différemment, d’une façon actuelle. Musicalement, on est prisonniers de rien. Quand à Blur ou Oasis, ces deux groupes n’ont jamais été les miens ou ceux des gens avec qui j’ai grandi... Il fallait à tout prix que ma génération se trouve un rock à elle et dans lequel elle pouvait se reconnaître. Je crois que maintenant c’est fait. »
© Eric Tandy pour www.Hitmusemag.com le 14 avril 2008
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Artiste : The Kooks
Album : Konk
Label : Virgin/EMI
Concert le 15/04/2008 à Paris (Elysée Montmartre)
Le 16/04/2008 au Printemps de Bourges
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Publié le 14.04.2008 à 12:53
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