Pour découvrir Mina Agossi en vidéo : cliquez en bas de l'article !
Mina Agossi serait, par défaut d'une autre étiquette, une chanteuse de jazz. Et la retrouver en trio plus de 10 ans après son premier album déjà nommé « Voice and bass »n'a rien de surprenant. En 2001, elle enregistrait pour la première fois un opus ne contenant que ses propres compositions, avant de se faire remarquer par Archie Shepp en personne, qui l'accueille dans son quartet. A force de talent et de tenacité, sa voix attire l'attention de Alan Bates, le mentor du label Candid, qui la signe.
Et voici le plus récent épisode de la saga de cette franco béninoise surdouée, qui joue de sa voix comme d'un instrument, en mêlant des samples, des interventions hip hop (Racos) et tout un frétillement de percussions signées Manolo Badrena(« It hurts »).. Toute une jungle sonore dont l'unique source mélodique est cette voix qui s'empoigne avec la basse de Eric Jacot(« Twisted ») et qui aura dicté sa loi à la batterie de Ichiro Onoe dès l'ouverture (« Simple thing », la chanson refermera aussi l'album sur une joute entre Mina et Racos ensemble). Même « Money » reçoit le traitement hardi de Mina Agossi, et le tube de Pinkfloyd devient une chanson de jazz, avec les feulements de la chanteuse qui swingue avec autorité. La langue anglaise domine l'album, avec une incursion en espagnol (« Aquellos ojos verdes »),et jusqu'au célèbre « Dardanella »de Art Tatum qui se voit visité sans compromis, mais avec flamme.Les choses simples sont souvent les plus belles.
© José RUIZ / Hitmusemag.com - Le 15 mai 2008
>+ de news Jazz Blues
Publié le 15.05.2008 à 15:47
|
 |
Autres articles sur Mina Agossi
Mina Agossi : Simple things