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Aux cotés de James Taylor, Kenny Loggins, Jimmy Buffett, Michael Francks et de Stephen Bishop, Dan Fogelberg incarnait, depuis ses débuts au milieu des années 70, ce coté fleur-bleue du folk-pop aux harmonies délicates et ensoleillées.
C’était l’age de l’innocence, l’après-Woodstock forgé dans les chants contre la boucherie vietnamienne et l’amour en bannière révolutionnaire.
Daniel était originaire de Peoria, une petite ville de l’Illinois où son père Lawrence dirigeait la fanfare municipale. Margaret, sa mère, était pianiste. Dan a forcément la musique dans le sang et c’est seul dans sa chambre d’enfant qu’il apprend à jouer du yukulele, cette petite guitare que son grand-père lui avait rapportée d’Hawaï. Il se lance ensuite dans l’apprentissage du piano et va publier son premier single « Maybe Time Will Let Me Forget » lorsqu’il est encore au lycée. Plus tard, lorsqu’il étudie le théâtre et les beaux-arts à la fac, il va se produire avec sa guitare dans les coffee shops du campus.
La fée du rock est perchée sur l’épaule de Dan Fogelberg lorsqu’un jour Irving Azoff assiste à l’un de ses concerts improvisés à côté de la fac. Azoff a déjà révélé un groupe de la région REO Speedwagon . Il démarre tout juste sa carrière de manager. Séduit par ces balades délicates, Azoff va immédiatement recruter Dan Fogelberg dans son écurie d’artistes.
Le nouvel artiste d’Azoff va d’abord tourner avec son héros Van Morrison avant de publier son premier album « Home Free » en 72. Mais il lui faudra attendre le suivant, « Souvenirs » deux ans plus tard, produit par le guitariste d’Eagles Joe Walsh, pour charter son premier hit. Jusqu’au milieu des 80’s, Dan Folgelberg s’impose au fil des albums dans la lignée des éternels baladins yankees. Ses textes chantent l’amour bien sûr, mais aussi souvent le respect de la nature et de l’environnement. Avec son collègue Jackson Browne, il sera parmi les premiers à nous alerter sur les dangers du nucléaire et des gaz à effets de serre. Il participe d’ailleurs aux fameux concerts No Nukes.
Au fil des années, Dan Fogelberg, avec ses mélodies idylliques, s’inscrit durablement dans le paysage sonore Américain.
Mais en 2004, on lui diagnostique un cancer de la prostate contre lequel il va vaillamment batailler. Un an pus tard, il semble avoir gagné son combat. Hélas le « Big C » comme l’appelait John Wayne, n’avait pas dit son dernier mot.
Dan Fogelberg s’est éteint ce dimanche dans sa maison dans le Maine et sa femme Jean était à ses cotés.
On se souviendra aujourd’hui, comme d’un adieu, de son plus grand succès en 81 « Same Old Lang Syne » dérivé du traditionnel « Ce n’est qu’un au revoir ».
Goodbye Danny…
©Gérard BAR-DAVID / Hitmusemag.com décembre 2007
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Publié le 09.01.2008 à 18:37
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