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Simple Plan c’est autant de gros son que de gros chiffres. Jugez-en, leur premier album de 2002 « « No Pads, No Helmets, Just Balls » s’est vendu à plus de deux millions d’exemplaires à travers le monde ; leur second, l’illustre « Still Not Getting Any » a ensuite atteint les trois millions de ventes. Et le groupe a souvent partagé l’affiche avec Metallica, Green Day, Blink-182 et d’autres brillants bruyants du même calibre. Même en France, les cinq Canadiens ont dépassé le stade de l’anonymat puisque « Still Not » y a été récompensé d’un disque d’or. Aujourd’hui, ils espèrent encore faire mieux avec un nouveau CD aux ambiances variées (cela va de ce qu’on appelait dans le temps « Rock FM » à des morceaux nettement plus directs) qui a en partie été réalisé par Danja, qui collabore d’habitude avec Timbaland. Un drôle de mix pour un groupe qui nous devait quelques explications. C’est Sebastien et Jeff, les deux guitaristes, qui nous fournissent quelques éclaircissements.
« Revenons d’abord à vos tous débuts, qu’est ce qui a motivé la formation de Simple Plan ?
Sebastien : Je crois que c’était d’abord l’énergie du punk rock… Après, bien sûr, avec le temps, les tournées et les voyages à travers le monde, on a évolué vers quelque chose d’autre. Mais je crois quand même que le côté intense du départ est encore quelque chose d’important pour nous. Il y a toujours certains éléments de nos débuts qui font partie de notre musique.
Vous jouiez du punk rock, chanté en français, alors que vous venez d’une région, le Québec, où seule la chanson francophone est reconnue.
S : En effet, à Montréal, quand on a commencé il y avait juste une petite scène de rock alternatif, où les groupes mélangeaient petits spectacles et musique. En vérité, si, au bout d’un moment, on est parti à New York pour trouver une maison de disques, c’est parce qu’à Montréal nous n’intéressions personne. Au départ, on voulait simplement faire un disque localement, dans notre pays ; et c’est par nécessité qu’on est allé tenter notre chance aux USA…
Et une fois arrivés aux USA vous avez immédiatement trouvé votre public ?
S : En vérité, le premier endroit où nos concerts ont cartonné, c’était au Japon. Nous étions partis de rien et d’un seul coup nous nous retrouvions énormes au Japon ! Après, pendant deux ans et demi, nous n’avons pas arrêté de tourner et d’aller quasiment chercher chaque fan un par un, dans chaque du pays monde.
On suppose qu’ensuite, vous avez enfin été célèbres chez vous…
Jeff : Oh non ! Il a fallu qu’on attende d’avoir du succès partout ailleurs pour être reconnu par nos compatriotes… C’est pour cela que lorsque quelqu’un évoque notre succès au Canada, j’ai toujours un petit sourire - disons chagrin ! - en coin. À un moment, c’était étrange que deux millions d’Américains trouvent ce que nous faisions très bon, alors que nous avions encore du mal à vendre 500 places de concert dans notre propre pays !
Les chansons de Simple Plan touchent des domaines très étendus. Cela va du rock brut à des balades arrangées musicalement qui rappellent presque Queen et les hits FM américains des années 70
J. : On est des grands de fans de musiques, on écoute beaucoup de trucs très variés… Mais je trouve qu’aujourd’hui c’est la musique pop qui est entrain de transformer le paysage musical. Il suffit de se brancher sur Internet, et d’écouter les nouveaux disques, pour en être convaincu. Pendant longtemps, c’était le rock avec des groupes comme Nirvana ; mais aujourd’hui c’est plus la pop. Des artistes comme Nelly Furtado, par exemple, sortent des albums formidables. Et, avec notre nouveau disque, c’était important pour nous de nous rapprocher de tout ça, de faire partie de ce mouvement ; à notre façon, bien sûr.
Souvent, pour un groupe, le troisième album est souvent le plus difficile à réaliser. Car il ne faut pas perdre l’instinct des précédents tout en avançant musicalement. Comment êtes-vous passé à cette importante étape ?
J : Notre rencontre avec Danja, qui bosse sur les disques de Timbaland. nous a fait aller vers autre chose. Avec lui, on a utilisé des samples, des boucles, des choses qu’on entend habituellement dans le R&B, ce qui a libéré notre rock ! Même si Danja n’a travaillé que sur quatre chansons avec nous, il a été le moteur du nouveau disque. Tout ce qui a été fait après découlait de ce nous avions commencé avec lui. »
Artiste « Simple Plan »

Album : « Simple Plan »
Label : Warner
Sortie le 11 février 2008 .
© Eric Tandy pour www.Hitmusemag.com le 18 février 2008
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Publié le 19.02.2008 à 12:44
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