DECOUVREZ UNE VIDEO DE L’EDITION 2007 DU FESTIVAL DE ROCHEFORT EN ACCORDS
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Il ne fait pas partie des gros festivals de l’été, mais il a pourtant la cote, il est chaque année, depuis sa création, montré en exemple par des journaux comme le Monde ou même le Herald Tribune. Rochefort en Accords - qui va se dérouler du 21 au 23 août 2008 - est un vrai moment de convivialité musicale, puisqu’il permet à des musiciens qui n’ont jusqu’ici jamais eu l’occasion de jouer ensemble de se retrouver sur une même scène, non pas pour seulement « jammer », mais pour véritablement créer un répertoire original. Un concept que nous explique Karel Beer, qui programme ces trois jours sans équivalent dans notre pays ou même aileurs.
Quelle est la principale originalité de ce festival ?
Karel Beer : Les participants sont présents sur les trois jours de Rochefort en Accords, alors que généralement, lors d’un festival, les musiciens se produisent une seule fois, puis repartent ensuite jouer ailleurs pour assurer d’autres engagements. A Rochefort, au contraire, des affinités musicales se créent sur la longueur et se concrétisent par des échanges sous forme de concerts. Ces rencontres entre artistes venus au départ en solo - même si ils sont au départ membres de groupes établis - sont en fait le coeur de l’événement. Rochefort pousse en fait à une sorte de création continuelle.
Rochefort peut-il être considéré comme un festival de musique folk ?
K.B : Pour cause de budget limité, nous avions au départ opté pour une programmation acoustique, et donc plutôt folk. En effet, nous ne pouvions pas faire venir des groupes dans leur totalité, avec toute l’infrastructure qui les accompagnait. Mais des rencontres comme celle du clarinettiste Renaud Pion et du joueur de pedal steel guitar, B.J Cole, autour de thèmes de jazz ou de classique, ont par exemple l’année dernière permis une ouverture sur d’autres univers. Avec les années, le programme est donc devenu plus éclectique, plus ouvert.
Les musiciens se rencontrent uniquement au moment de monter sur scène, ou préparent-ils en amont leurs passages musicaux communs ?
K.B : Il arrive que certains d’entre eux se rencontrent la veille d’un concert et qu’ils explorent d’abord en répétition les thèmes qu’ils vont ensuite développer devant le public. Parfois aussi, ils se retrouvent un an après leur première rencontre à Rochefort, et d’autres musiciens viennent les rejoindre. Personnellement, ayant déjà connu la plupart des musiciens avant le festival, j’ai quelques idées sur les rencontres possibles, je crois plus ou moins savoir qui devrait jouer avec qui. Certaines affinités me semblent plus évidentes que d’autres.
Comment abordez vous cette quatrième édition ?
K.B : Très bien, surtout que nous disposons cette année de sept scènes disséminées un peu partout en ville, ce qui va permettre d’étendre l’éventail des rencontres. Et de permettre à un public, lui aussi élargi, de goûter aux spectacles. Là aussi, nous nous différencions de la plupart des festivals, car nous tenons à ce que les différents concerts ne se déroulent pas simultanément.
Depuis la création du festival, son audience a-t-elle sensiblement progressée ?
K.B : Chaque année nous accueillons 35% à 40% de spectateurs en plus, ce qui nous bien sûr rend optimistes. L’an dernier, nous avons compté autour de 5000 entrées payantes sur la totalité. Notre programmation, qui grâce à l’éventail des rencontres va du jazz au rock’n’roll, fait que des gens de tous les âges et de tous les goûts peuvent apprécier ce qui est proposé. Au départ, le public local venait seulement en curieux voir les concerts gratuits, maintenant il participe très naturellement au festival.
Il ne doit pas être facile d’organiser un festival sans aucune grande rockstar en vedette ?
K.B : C’est vrai qu’au début, par exemple, les élus locaux étaient un peu troublés par le fait que nous n’avions pas invité de chanteur célèbre ! Mais à force, ils se sont aperçus que la qualité – même venant d’artistes pas connus - c’était plutôt pas mal… Localement, « Rochefort en Accords » permet aussi à Rochefort de gagner une petite renommée médiatique régionale, ce qui n’est pas obligatoirement facile pour une ville située à quelques kilomètres de la Rochelle où se déroulent (heureusement pas au même moment !) les toutes puissantes Francofolies.
© Eric Tandy pour www.Hitmusemag.com le 20 août 2008
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Publié le 20.08.2008 à 19:22
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