Dans les 60’s, c’était habituel et cela se passait à Londres ou à Brighton : des hordes de jeunes Mods en costumes cintrés et Vespas bardés de 50 rétroviseurs superflus affrontaient des bandes de Rockers en Perfecto montés sur leurs grosses motocyclettes, comme dans le film des Who « Quadrophenia » où Sting tient son premier rôle à l’écran en tant que chef emblématique des Mods.
Quelques décennies plus tard voit cette tradition du lattage de (sale) gueule se perpétuer, mais c’est cette fois c’est au Mexique que cela castagne et ce sont les Emos qui en font les frais.
Cela passe naturellement par le web où les blogs anti-Emos se multiplient et convient les blogueurs à des chasses organisées.
Mais que leur reproche-t’on au juste ?
Pas grand-chose, surtout leur look et leur attitude jugée anti-jeune. Les Emos ne boivent pas. Ils ne baisent pas. Ils ne veulent pas s’éclater. Ils vont aux concerts pour pleurer et quand ils font la fête, ils restent dans leur coin à larmoyer.
Les Emos, boucs émissaires ?
Face à la multiplication des agressions dans diverses villes du pays, les éditorialistes dans la presse tentent de faire passer un message d’apaisement et de tolérance.
Pas facile dans un pays où l’on a le sang chaud !
Gilberto Rincan Gallardo chroniqueur au quotidien El Porvenir explique ainsi que : « si un groupe de jeunes gens décide de se réunir et de vivre d’une certaine manière, sans agresser les autres, c’est l’obligation d’un État de droit de les protéger. C’est facile de se déchaîner contre une minorité. Mais c’est la responsabilité d’un État démocratique moderne de les défendre tout en punissant sévèrement leurs assaillants. »
Emo…tifs ces Mexicains !
GBD
©Gérard BAR-DAVID / Hitmusemag.com mars 2008
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Publié le 26.03.2008 à 12:36
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