DECOUVREZ LE PREMIER CLIP DE SHARLEEN SPITERI EXTRAIT DE “MELODY” :
« ALL THE TIME I CRIED »
LA VIDEO EST DISPONIBLE EN BAS DE PAGE !
Elle en rêvait, mais en silence depuis la fin des 80’s et les débuts de Texas. Un disque rien qu’à elle, un disque qui lui ressemble, un disque où elle ne soit forcée à nul compromis avec les autres membres de son groupe. Aussi après exactement deux décennies, puisque le groupe s’est formé en 88, Sharleen Spiteri, la chanteuse des Écossais Texas, se lance enfin en solo. Son premier album s’appelle « Melody ». La belle brune y rend hommage aux sons sixties qu’elle aime depuis toujours. Interview ultra-tendance !
Sharleen, qu’ont pensé les autres membres de Texas quand vous leur avez annoncé que vous alliez sortir un album solo ?
Sharleen Spiteri : J’ai commencé à penser à ce disque au sortir de ma rupture avec le père de ma fille, avec qui j’étais depuis dix ans. C’était une période de changement et d’interrogation. Les chansons que j’avais en moi à ce moment-là n’auraient pas collé avec Texas, c’est pour ça que j’ai décidé d’en faire un album solo. Ça semblait naturel. Le groupe savait qu’on m’avait souvent demandé par le passé de faire un disque seule, et que j’avais toujours refusé. En fait, ils étaient surtout étonnés que je ne l’aie pas fait plus tôt !
« Melody » rend clairement hommage à la musique soul des années 60, pour laquelle vous n’avez jamais caché votre goût. Peut-on dire qu’il s’agisse d’un concept album ?
S.S : Tout le monde utilise ce mot. Je ne sais pas ce qu’il veut dire. Évidemment, il y a toujours une idée derrière un disque… Je ne me suis pas fixée de plan de travail. J’ai écrit avec mon cœur. C’est vrai que j’ai voulu faire un disque qui rappelle Nancy Sinatra et Lee Hazlewood, le musicien avec qui elle a beaucoup travaillé dans les années 60… J’ai grandi avec cette musique, et avec l’image de cette femme sexy et forte. Je me souviens de la première fois où j’ai entendu « These Boots Are Made For Walking » : j’étais fascinée par cette puissance !
Pour cet album, vous avez pris un look très sixties…
S.S : Oui, j’en avais envie. C’est presque comme incarner un personnage pour coller au plus près à la musique. Quand on chante une chanson en portant des talons hauts et une robe, on ne chante pas de la même manière que si on portait des jeans. On adopte une posture différente, qui modifie la voix. Au sein de Texas, si vous faites bien attention, je n’ai jamais porté de robe…
Pourquoi avoir baptisé l’album « Melody » ?
S.S : L’idée de quête de la mélodie parfaite est ce qui m’a maintenu la tête hors de l’eau quand j’ai traversé des moments difficiles. C’est aussi lié à l’époque à laquelle je rends hommage dans ce disque. Dans les années 60, on savait composer des mélodies simples et efficaces. Aujourd’hui, on sait faire de bons disques, mais plus des chansons. C’est pour ça que les gens sont nostalgiques de cette période. Ils en ont marre des beats du r&b, ils veulent pouvoir chanter sur ce qu’ils écoutent.
Les années 60 sont en effet très en vogue en ce moment, à en juger par le succès d’artistes comme Amy Winehouse ou Duffy, qui s’en inspirent largement. Sans cette mode, auriez-vous sorti ce disque ?
S.S : Évidemment. J’ai toujours inclus ces influences à ma musique. Il y a beaucoup de Diana Ross et des Supremes dans Texas. J’ai toujours dit mon admiration pour Marvin Gaye ou le producteur Phil Spector. Là, je m’y suis consacrée entièrement, et j’ai remonté le temps un peu plus loin, jusqu’aux années 50 et au doo-wop.
Pour le titre « It Was You », le premier du disque, vous avez travaillé avec Bernard Butler, qui a conçu l’album « Rockferry » pour Duffy. Est-ce une simple coïncidence ?
S.S : Bernard et moi, on se connaît depuis 1989. Il a tourné avec Texas quand il a sorti son album solo. C’est un ami. Comme moi, il est fan de Motown. Faire une chanson ensemble dans ce style nous paraissait une évidence.
La chanson « Melody » est une référence évidente à Serge Gainsbourg, dont elle emprunte le gimmick du titre « Jane B »…
S.S : Oui, pour moi, Gainsbourg est comme un porte-bonheur. C’est lui qui m’a remis mon premier disque d’or en France.
Et puis il y a le titre « Françoise », comme dans Françoise Hardy…
S.S : Oui, elle fait partie de mes influences, comme Nancy Sinatra ou Bobbie Gentry. Ce que j’aime chez elle, c’est que derrière son apparente fraîcheur et sa naïveté se cache quelque chose de beaucoup plus sombre.
Défendrez-vous bientôt « Melody » sur scène ?
S.S : J’aimerais bien ! Mais rien n’est encore calé. Je voudrais jouer dans des endroits pas trop grands et pourvus d’une atmosphère vraiment particulière. Vintage, quoi !
Quand un membre d’un groupe sort un album solo, les fans se demandent toujours si cela signifie la fin du groupe en question. Alors, quid du futur de Texas ?
S.S : Texas a toujours été là, et il le sera toujours. Je ne sais pas s’il y aura d’autre disque de Texas, ou d’autre album solo, ou d’autre disque tout court. Je ne sais pas de quoi le futur est fait, je prends les choses au jour le jour.
© Kathleen Aubert pour www.Hitmusemag.com – 11 août 2008

Artiste : Sharleen Spiteri
Album : « Melody »
Label : Mercury
>+ de news Rock
Publié le 11.08.2008 à 12:18
|
 |
Autres articles sur Sharleen Spiteri
Sharleen Spiteri : En Melody