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Publié le 28.03.2008 à 12:13
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B52s

The B 52’s : Le retour du rock homard


Rock

Presque vingt ans d’absence et une fraîcheur comme une énergie fatalement préservée : les explosifs B 52’s, d’Athens en Georgie, héros de la New Wave surfent à nouveau sur la vague du succès avec « Funplex » leur tout nouvel album au titre aussi fun que décomplexé.

POUR VOIR DES VIDEOS DE « Funplex » ET « Juliet Of The Spirits » EXTRAITS DU NOUVEL ALBUM DE B52’S CLIQUEZ EN BAS DE L’ARTICLE !!!

Les B 52’s ont littéralement inventé les 80’s. A leur tout premier show à Paris au Palace en Décembre 80, ils ouvraient déjà pour les Talking Heads.
« Je me souviens de ce concert, c’était si fun. », raconte aujourd’hui Fred Schneider, « Hélas, je me souviens aussi que John Lennon venait d’être assassiné à ce moment-là et ça c’était déjà moins fun… »

En ce temps là on dansait sur leur « Rock Lobster » ou sur leur « Planet Claire ». Et c’était imparable !
Hélas, après un ultime album, « Good Stuff » en 89, les B 52’s s’évaporent de notre paysage sonore. Leur joie de vivre nous manquait terriblement et cela tombe bien puisque le quatuor d’allumés originaire d’Athens, Georgia revient ENFIN nous offrir leur irrésistible « danse du homard » avec un explosif et néanmoins festif nouvel album intitulé « Funplex ». (voir dans la rubrique Flash Back l’interview vintage des B 52’s de 1985 publiée sur HMM sous le titre « The B 52’s rencontre du troisième type. »)

Résumé des épisodes précédents, livret de bord du Capitaine : je n’avais pas revu Fred Schneider et Cindy Wilson depuis 24 ans. En les retrouvant cette année 08 dans une chambre d’hôtel de palace parisien, c’était avec une certaine émotion.
Et sans doute un peu d’appréhension : et s’ils avaient retourné leur veste cousue de vison pour trahir l’esprit rebelle du rock qui les animait à l’époque ?
Pourtant, je suis vite rassuré ; Fred et Cindy ont traversé le temps sans trahir leurs rêves et cette discussion sur le ton de la confidence le prouve de manière cinglante.

« La dernière chanson qu’on ait entendu des B 52’s c’était en 89 pour la bande originale du film « The Flintstones »…

Fred Schneider: En fait, après notre dernier album « Good Stuff » on a publié notre compilation « Time Capsule » qui contenait deux chansons inédites.
L’une était intitulée « Debbie » et la seconde « Hallucinating Pluto ».
Astral Werk, notre nouveau label, a vraiment été super sur ce nouvel album, franchement ça nous change de Warner qui n’a pas fait grand chose pour nous surtout chez vous en Europe. On est vraiment heureux d’avoir réussi à se brancher avec un label vraiment cool et qui est super positif avec nous.

Cindy Wilson : Ils assurent vraiment bien sur tous les tableaux, ils ont une telle pèche pour bosser avec nous, crois-moi c’est total rafraîchissant de sentir un label comme eux derrière toi !
On est ravi d’avoir enfin à nouveau des types qui aiment et qui connaissent leur boulot.

F.S : Ces gens s’intéressent à nous, à ce que nous sommes, à notre musique et c’est un sentiment authentique, pas un faux-semblant, un mirage de marketing. On se retrouve à bosser avec des gens qui ne sont pas seulement fans de notre musique, ils sont surtout devenu des amis proches. Ils savent tout sur nous d’instinct, on n’a pas besoin d’expliquer les choses encore et encore à des mecs qui changeaient tout le temps, comme c’était le cas chez Warner.

Pourquoi depuis toutes ces années ne pas avoir produit vous-mêmes un nouvel album des B 52’s ?

F.S : On a tourné sans arrêt aux USA ces dix dernières années. Mais on n’a jamais vraiment gagné tant d’argent que ça. Tu sais, nous ne possédons pas nos propres disques !
Celui-là, par contre, c’est vrai nous l’avons entièrement financé et produit nous-mêmes. Mais nous avons dû quitter Warner pour cela.

Donc durant toutes ces années où vous aviez disparu, vous n‘avez jamais cessé de tourner dans votre pays ?

F.S : Bien sûr qu’on ne s’est jamais arrêté. On n’avait juste pas assez de thunes pour venir jouer en Europe.

C.W : On n’a pas réussi à jouer en Europe.

F.S : On n’avait simplement pas les moyens d’y aller. Mais cet album « Funplex » nous l’avons financé nous-mêmes, alors il nous appartient. En ce qui concerne les autres albums, on est obligé de les emprunter aux deux maisons de disques Island et Warner si on veut pouvoir utiliser une chanson.
Bien sûr on a gagné un petit peu d’argent, mais seulement après « Cosmic Thing ». Pour le reste, c’est assez obscur : nous ne savons pas vraiment où l’argent a pu passer. Mais crois-moi, on a perdu tant de blé au fil des années que nous étions carrément fauchés. Lorsque la fin des 80’s est arrivé, nous étions carrément lessivés, en faillite totale.

La première fois que je vous ai vus à Paris, vous étiez en première partie des Talking Heads.

F.S : Normal puisque nous partagions le même manager. Gary Kurfitz.

Ah je l’avais oublié celui-là, quel personnage riche en couleurs.
Il est  encore vivant ?
( à ce sujet, lire l’interview des Talking Heads « Le nom de ce groupe sera Talking Heads » dans la rubrique interview de votre HMM)

F.S : rires

C.W : rires

F.S : Oui il est encore de ce monde… hélas !

C.W : Je me souviens très bien de ce concert en Décembre 80 avec les Talking Heads, c’était très fun . Hélas, je me souviens aussi que John Lennon venait d’être assassiné juste à ce moment-là et ça c’était déjà moins fun.

En live vous développiez une telle énergie, un tel optimisme, on n’avait jamais rien vu ni entendu de tel à l’époque !

F.S : Super et c’est encore le cas aujourd’hui (rire) !
Notre nouveau show n’est fait que de bon vieux rock asséné sans pudeur. Et nous avons encore une putain d’énergie à offrir à un public qui nous la rend bien. C’est un super échange dans les deux sens et cela fonctionne très bien.

Le son du nouvel album est tout particulièrement frais et bourré d’énergie.
Si je me souviens bien, tout le concept de votre album de 85 « Whammy » c’était de s’éclater, c’est un peu la même histoire aujourd’hui avec ce nouveau disque dont le concept tourne autour de la simple idée de faire la fête et de s’amuser. En bref d’échapper à tout ce qui fait la routine du quotidien.

F.S : Nous avons démarré en tant que groupe dance car on se produisait au début dans les fêtes de copains. Et cela fonctionnait très bien pour nous car on adore danser et faire la fête, sans doute beaucoup plus à l’époque qu’aujourd’hui. Comme cela nous allait bien, on n’a jamais songé à faire autre chose. On ne s’est jamais dit : et si nous faisions du heavy metal pour changer ?
Ou si on se mettait à faire de la pop très sérieuse ?
On a toujours créé notre propre son et il est unique. Un son speed qui file la pêche avec toujours un sens de l’humour aiguisé qui fait tellement défaut à la plupart des groupes.

C.W : Presque tous les groupes se prennent dix fois trop au sérieux, nous on s’éclatait entre nous. Et le truc c’est si tu es heureux et que tu t’amuses, cela se ressent dans ta musique, cela booste ton énergie. Et cela c’est une force réellement positive. C’était si drôle de pouvoir ainsi s’exprimer tout en étant créatif.

F.S : On ne fait pas vraiment dans la parodie.

Désormais vous êtes plus sages, plus âgés, vous auriez pu devenir plus politiques, plus sociaux, plus écolos ou plus anti-tabac et ne plus vous contenter de faire la fête.

F.S : On peut causer de politique ou d’environnement lorsque nous faisons des interviews, même dans nos chansons comme « Keep This Party Going On » qui a un contenu assez politique. Chacun de nos albums a son lot de chansons politiques, mais il est vrai que pour nous c’est plus facile d’exprimer nos idées durant les interviews ou de donner des concerts pour telle ou telle cause que d’écrire directement des slogans enflammés dans nos textes.

Lors de notre dernière interview, vous étiez très politiques, quel candidat à la Présidentielle US soutiendriez-vous aujourd’hui ?

F.S : N’importe quel Démocrate capable de virer du pouvoir ces satanés Républicains !
Si c’est Hillary, génial. Si c’est Obama, super. Même John Edwards.
Hillary ou Obama, cela veut aussi dire qu’en seconde position on aura un super Vice-Président !
Mais les Américains doivent rester particulièrement vigilants car les sociétés injectent énormément d’argent dans notre système politique.
Or je crois que nous avons le pire des gouvernements que l’argent puisse acheter.

Parlons un peu des chansons du nouvel album, il y a quelques trucs très rock peut être même les chansons les plus rock que vous ayez jamais fait.
Comme « Dancing Now » ou surtout la très Stones «  Too Much Too Think About », surtout du côté des guitares à la Keith Richards.

F.S : Keith est un super guitariste. Il voulait à la fois apporter le côté électronique, mais aussi conserver sa signature guitaristique. Car son style est vraiment unique, on peut dire qu’il rocke véritablement.

Tu veux dire qu’il est frustré depuis toutes ces années et c‘est la première fois de sa vie que vous lui laissez faire ce qui lui plait ?

F.S : Non puisque Keith compose toutes les musiques, il fait tout ce qui lui chante et nous l’encourageons souvent en lui disant : « oui, on aime ».
Depuis qu’il est passé à la guitare pour l’album « Cosmic Thing », notre son est devenu beaucoup plus rock.

« Mesopotamia » n’était pas si rock…

F.S : Okay, celui-là était plus funky et les claviers étaient en avant. Mais on aime aussi cela. À l’époque, il y avait énormément de groupes basés sur les synthés dans les années 80, on expérimentait plus aux claviers, comme la plupart de ces formations New Wave. « Mesopotamia » était un de ces disques qui a réussi le cross-over auprès de la communauté afro-américaine. C’est un des rares disques d’un groupe blanc qui s’inscrive dans cette vague funk.
Et encore aujourd’hui cet album reste très populaire auprès de la communauté black.
Et encore aujourd’hui on continue à jouer sur scène la chanson-titre. Elle a même conservé une certaine importance puisque la plupart du temps nous ouvrons nos concerts sur cette chanson.

C.W :
C’est une nouvelle version, je crois bien que nous avons réussi à l’améliorer.

F.S : On aime assez faire évoluer nos vieilles chansons en rajoutant certains sons, certains effets, cela nous les rend encore plus excitantes.

On va parler de certains sons que vous utilisez sur le nouvel album. Certains me rappellent des groupes années 80 comme Human League ou d’autres.
Vous étiez là avant eux, vous avez littéralement inventé les 80’s !

F.S : Nous étions un groupe pionnier de la New Wave. Nous avons démarré avec le punk, mais comme on faisait de la dance-music sur un tempo élevé, on nous a collé l’étiquette New Wave. C’est ainsi que nous sommes devenu le premier groupe New Wave. Et comme Kate et Cindy avaient cette drôle de coiffure, à base de permanente, alors on faisait aussi partie de la vague permanente !
De très nombreux nouveaux groupes utilisent vos sons et vos références.

Vous vous amusez sur ce nouvel album ainsi de clin d’oeil au « Pocket Calculator » de Kraftwerk sur votre nouvelle chanson « Eyes Wide Open » ?

F.S : C’est sûr, nous adorons et respectons Kraftwerk. Mais Keith avait trouvé la musique pour cette chanson, cette base électronique.
Moi de mon côté, j’ai beaucoup écouté de musique électronique. Et quand Keith nous a présenté cette musique, nous l’avons tous trouvée particulièrement rafraîchissante.

C.W : Keith m’a dit que son idée pour cette chanson était de mélanger l’énergie des Beatles dans leur période quartier chaud de Hambourg et un son électronique.

L’influence très nette du cinéma se retrouve dans les thèmes de vos chansons, comme Juliette des esprits, ici « Juliet Of The Spirits ». De même « Eyes Wide Open » c’est le contraire »Eyes Wide Shut » de Kubrick ?

F.S : Non, car on a toujours gardé les yeux ouverts !
Si nos yeux étaient fermés comme dans Kubrick on se cognerait sans cesse dans les murs. Mais plus sérieusement c’est vrai que nous adorons le cinéma. On vénère toutes sortes de films mais plus particulièrement les bons films de SF…et aussi les mauvais films de SF, même les films Français parfois.

S.F. : C’est un mot essentiel dans le monde des B 52’s car la plupart des chansons de ce nouvel album tournent autour de cette idée. C’est du Lucas ou du Spielberg.

F.S : Exactement d’ailleurs il devrait réaliser le clip de « Love In The Year 3000 », mais avec un tel thème cela risque d’être classé X par la censure, il faudra qu’il fasse gaffe !

Juste un truc que je n’ai pas compris dans la chanson vous dites que l’amour dans les années 3000 devrait être un truc différent, quel truc différent au juste ?

C.W : Dans mon idée, je serai morte depuis longtemps et réincarnée en petit oiseau et toi en homme grand et fort et je me poserai sur ton épaule pour te donner un baiser.

F.S : Pour moi l’amour dans les années 3000 ce sera de pouvoir le faire avec un robot ou plutôt un « eroticobot ».

Vous construisez toujours vos chansons comme des dialogues ou chacun a son mot à dire, où chacun répond à l’autre.

C.W : Un dialogue ou ce que pratiquent les musiciens de jazz où chacun s’exprime à son tour dans le respect de l’autre jusqu’à ne plus former qu’un seul animal musical.

C’est assez intéressant de voir comment vous vous équilibrez les uns les autres, cela paraît à la fois démocratique et naturel.

F.S : On prend toujours soin que les chansons fonctionnent et non pas que chacun ait son petit mot à dire. Il se trouve que souvent chacun a son petit mot à dire mais c’est toujours dans le sens de la chanson et non pas d’un ego perso. Très souvent on élimine des parties de chansons qui sont pourtant géniales, mais qui pourraient ralentir le rythme.

C.W : Parfois on retire des choses dans les chansons et cela me brise le cœur.

F.S : Mais si ce bout de texte nous tient vraiment à cœur, on les met de côté et parfois on les recycle pour une autre chanson. On chante juste différemment c’est tout.
Quand on bosse, c’est souvent sous forme de jam. On chante tous un peu en même temps. On se retrouve dans un petit studio avec trois micros et on chante ensemble. Au bout de cinq ou six de ces jams, on se pose et on réécoute le tout. Là on détermine vraiment la direction de la chanson.

C.W : Oui mais le processus peut être différent. Parfois, on part d’une simple mélodie. Parfois il s’agit d’un titre. Parfois une idée de texte. Chaque départ de chanson se passe de manière distincte.

F.S : Mais cette fois, comme nous avons tout payé nous-même, c’est un processus qui nous revient très cher. On y a mis une grosse partie de nos économies de toutes ces années.
On a vraiment dû se concentrer pour y arriver. Et ce n’était pas facile car certains comme Cindy  ont aussi des obligations familiales. Je crois surtout qu’on aurait dû se mettre au travail beaucoup plus tôt. Mais d’un autre coté, cela ne sert à rien de regarder en arrière, mieux vaut voir de l’avant !

C.W : Définitivement tu dois trouver du plaisir dans ce que tu fais, tu dois surtout aimer ce que tu fais. Et cela ressort dans ta musique. Tu dois suivre un processus créatif. Et c’est ce que nous avons fait dans cet album. Sincèrement nous sommes revenus à ce que nous étions et nous avons retrouvé notre flamme, notre alchimie pour être à nouveau créatifs. Car c’est une véritable alchimie ce qui se passe entre nous, il n’y a aucune autre combinaison au monde comme nous quatre qui donnerait un tel résultat !
C’est vraiment un album très spécial pour nous.

F.S : Pourtant on a eu cette approche si différente. On a trouvé à la fois notre Muse mais aussi à s’amuser…sans mauvais jeu de mot bien sûr !
Franchement, je me suis retrouvé vraiment plié de rire face à certaines choses que nous avons faites et je me disais : « ça, il faut vraiment le garder ! »
Pourtant on se disait : « oh c’est trop crétin, c’est trop fou ! »
Et moi je disais : « non laisse-le c’est super comme cela ».

Tu te souviens de moments particulièrement drôles durant ces sessions d’enregistrement ?

F.S : La fin de  « Funplex » là c’était vraiment délirant.

C.W : Sur cette chanson en particulier nous devions être comme de véritables personnages d’une pièce de théâtre. Et moi j’incarnais une espèce de cinglée obsédée par le shopping qui court sans cesse d’un shopping-mall à l’autre.
Kate jouait cette femme très riche qui ne lâchait jamais sa carte de crédit Platine haut de gamme.

Vous continuez à faire des jeux de mots et à jouer sur leur musicalité dans vos chansons ?

F.S : C’est  un peu notre marque de fabrique chez les B 52’s : on prend un très grand soin de nos textes. On ne se contente pas de les balancer sans qu’ils aient aucun sen ; bien sur ils sont drôles, ils sont un peu comme « Alice au pays des merveilles », il y a toujours une idée sous-jacente, parfois de manière inconsciente comme « Deviant Ingredient ». D’ailleurs je suis étonné que nul n’ait pensé à associer ces deux mots avant nous ?

Tu connais Serge Gainsbourg ?

F.S : Bien sur, il a écrit des chansons totalement surréalistes et nous l’adorons pour cela. Lui aussi se jouait de la musicalité des mots, comme nous qui le faisons tout le temps dans nos chansons.

Alors quels instants drôles ont marqué l’enregistrement de l’album ?

F.S : Par le passé, si on sentait que nous étions à court d’idées, on commençait à inventer des parodies de show TV qu’on aimait bien. Mais cette fois on s’est vraiment concentré sur le script, on a vraiment essayé de se concentrer sur les chansons. Mais ces chansons ont leur propre sens de l’humour et simplement en chantant certains de ces textes, nous étions pliés en deux de rire.

C.W : Tu aurais dû voir ça !

À la fin de la dernière chanson « Keep The Party Going » tu nommes des tas de villes, comme Paris ou Milan, vous les avez toutes visitées ?

F.S : Je crois bien que oui, nous avons visité toutes les villes citées dans la chanson.
L’idée de la chanson c’est que l’esprit de la fête doit continuer à vivre tout autour du monde.

C.W : On adore ce concept, cette idée d’une fête qui s’étendrait à toute la Terre. Politiquement et au sens figuré aussi.

F.S : C’est une énergie neuve autour du monde. Putain faisons la fête, la vie est trop terne et déprimante, les choses doivent changer. Les gens ont envie de rire, d’écouter de la musique, de se sentir vivants et je crois bien que nous apportons tout cela aux gens.

Vous n’avez aucun regret sur toutes ces années ?

C.W : Je ne fais pas partie de ces gens qui ont toujours un regard en arrière chargé de regrets. Je crois qu’on tire des leçons de tout ce que nous pouvons vivre.

F.S : Des fois, je regrette un peu de ne pas avoir persévéré dans ma carrière de Top Model. J’ai renoncé à la gloire des spotlights et des podiums en rejoignant les B 52’s et c’est vrai que je ne m’en suis jamais tout à fait remis.
Mais d’un autre coté la musique me permet de montrer mon joli look à un public encore plus large.

Et en parlant d’audience plus large, quand comptez vous venir jouer chez nous ?

F.S : On en parle, mais ce qui est certain c’est que nous devons faire tout un tas de festivals en Europe cet été.
Et en ce qui concerne les salles parisiennes, on parle de la Cigale. Mais nous n’avons pas joué chez vous depuis au moins quinze ans, je ne suis pas certain que cela puisse contenir tous nos fans.
C’est pour cela que nous voulons commencer par ces Festivals histoire de rétablir vraiment qui nous sommes. Car les festivals nous offrent un public bien plus large. Et, avec un peu de chance, nos chansons seront diffusées à la radio. Car cet album compte vraiment beaucoup de titres qui bougent. »

 

Gérard BAR-DAVID

 

 

©Gérard BAR-DAVID / Hitmusemag.com mars 2008

 

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Publié le 28.03.2008 à 12:13
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