DECOUVREZ LE NOUVEAU CLIP DE TRUO « TOI ET MOI »
PREMIER EXTRAIT DE SON NOUVEL ALBUM « CE QUE L’ON SEME »
LA VIDEO EST EN BAS DE PAGE !
Après un live et un bel anniversaire pour leurs dix ans de carrière, les quatre larrons de Tryo, toujours aussi cools, traînaient quelque peu à retrouve le chemin du studio. Leur nouvel album, « Ce que l’on sème », vient enfin d’arriver dans les bacs. Il se place résolument sous le signe du voyage, en mêlant, à la base reggae acoustique du groupe, diverses sonorités cosmopolites d’origines indiennes, africaines ou sud-américaines.
« Ces derniers temps, on vous avait un peu perdus de vue, sauf Mali qui a sorti un album solo l’an passé. A quoi vous vous êtes occupés, chacun de votre côté ?
Manu Eveno : Moi, je suis parti en Afrique l’an dernier au festival « Le Paris-Bamako », organisé par Amadou et Mariam. J’y ai rencontré la chanteuse malienne Déné Issébéré, dont le deuxième album, sur lequel je collabore, devrait sortir en janvier prochain.
Guizmo : moi, je me suis occupé de ma femme, de mes deux enfants et de ma maison. Je retape une grande longère entre Renne et Saint-Malo dans laquelle j’installe un studio, je collabore avec les associations locales… Et puis j’ai participé à deux projets musicaux : Pause, un projet de fusion rock/reggae avec un ancien de la Mano Negra et d’autres potes ; et puis à l’appel du documentariste François Bergeron, qui a réalisé le « Cargo » de la Mano, je suis parti au Niger pour rencontrer l’artiste Touareg Abdallah Oumbadougou. Suite à ce voyage, on a monté le projet Désert Rebelle, avec lequel on a beaucoup tourné.
Daniel Bravo : Moi, j’ai changé de sexe ! (gros rire collectif). Entre la tournée « Grain de sable » et maintenant, on a quand même eu le temps de faire un double album live, la tournée des dix ans, deux DVDs pour lesquels j’ai beaucoup travaillé sur l’image. J’ai aussi joué avec d’autres artistes comme le grandiose poète Loïc Lantoine. Et puis à part mon changement de sexe, il y a eu quelque chose de très important : ça faisait 25 ans que j’étais réfugié en France, et j’ai enfin obtenu la nationalité française. Maintenant, je suis Français, et j’ai pu retourner dans mon pays, le Chili.
Christophe Mali : C’est l’histoire qu’on raconte dans la chanson « El dulce de leche », qui parle des sans papiers et des réfugiés de manière générale, et en particulier de l’histoire de Daniel.
L’Amérique du Sud, l’Afrique, l’Inde… vous vous baladez beaucoup sur ce disque, peut-être même davantage qu’avant, non ?
Manu : La présence de couleurs très diversifiées sur l’album n’est pas préméditée. Ca vient par les chansons. Par exemple, quand Christophe donne l’idée de chanson sur l’écrivaine indienne Arundhati Roy, qui milite pour l’écologie et le droit des femmes, la manière la plus efficace de traiter le sujet, c’est d’emmener la chanson réellement en Inde. Donc on pousse notre univers sonore dans cette direction. Tu as une idée, des personnages, et après, il faut construire le décor…
Guizmo : Pour « Abdallah », c’est le même principe. Si tu parles des Touaregs, il faut que tu les retrouves dans le son, dans ce blues si particulier qu’ils jouent. C’est interessant pour nous de se lancer ce genre de petit défi musical.
Et le reggae, dans tout ça ? Vous l’oubliez ?
Guizmo : Non, il rythme toujours notre musique. J’aime écrire des chansons, j’aime la mélodie, et en tant qu’auteur-compositeur, le reggae est la musique sur laquelle je préfère écrire parce qu’il donne un réel espace. Tu as deux notes, et ensuite, tu as toute la gamme autour pour poser ta ligne de chant et amener une mélodie. C’est un canevas rythmique qui permet énormément de choses, sur lequel on peut faire plein de cocktails différents.
Daniel : et c’est bon, les cocktails…
A part vous, qui a participé au disque ?
Mali : Tous les arrangement de cordes ont été pensés et écrits avec Vincent Segal de Bumcello. Il y a aussi Sally Nyolo, et puis la fanfare des Fils de Teupuh sur « Jocelyne ». La trompette sur « El Ducle de leche », c’est Ibrahim Maalouf.
Guizmo : Il y a Daniel Jamet de la Mano sur « Abdallah ».
Mali : Et puis il y a surtout un réalisateur : Dominique Dedudal. Pour nous, qui avons produit jusqu’ici tous nos albums, c’était une première. Son point de vue nous a permis de développer notre univers sonore…
Guizmo : … et d’être plus détendus en studio, d’avoir une personne sur qui se reposer quand on faisait une prise, au lieu que l’un d’entre nous doive être en cabine. A un moment donné, on ne peut pas tout faire.
L’écologie est une thématique importante dans le disque. Parlez-nous de votre association à Greenpeace…
Daniel : Depuis 2000, on collabore avec Greenpeace. Il y a toujours un stand de l’association à nos concerts. Sur cet album, on avait envie d’une action plus concrète avec eux : la pochette du disque sera entièrement en matière recyclée, imprimée avec de l’encre végétale. Et puis on va accompagner les actions de Greenpeace ponctuellement, par exemple en leur versant les bénéfices de notre merchandising, qui sera aussi éco-responsable.
Mali : On aurait aussi envie d’organiser un grand événement avec eux, mais on n’en dit pas plus pour le moment…
Et la tournée ?
Elle commence au mois d’octobre ! La première date aura lieu à la MJC de Fresnes, où Tryo a donné son premier concert, et enchainera sur des petites salles.
© Kathleen AUBERT pour www.Hitmusemag.com le 5 septembre 2008

Artiste : Tryo
Album : « Ce Que L’on Sème »
Label : Columbia
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Publié le 05.09.2008 à 15:34
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