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BEATLES

Bio de Beatles

Né(e) le : 03.04.2008

 

BIOGRAPHIE DES BEATLES

Depuis leur premier tube « Love me Do » en 1962 jusqu’à leur séparation en 1970, les Beatles ont façonné leur époque et annoncé la nôtre. Leur empreinte sur la musique, et pas seulement le rock, est restée indélébile. « Nous sommes plus connus que Jésus Christ » a dit un jour John Lennon. Bien qu’osée pour l’époque, cette phrase légendaire n’en demeure pas moins fracassante de réalisme ; aucun groupe n’a à ce jour réussi à surpasser l’extraordinaire mythe des Fab Four…

 

LA RENCONTRE

Paul McCartney et John Lennon se rencontrent lors d’une kermesse à Liverpool en 1957. Lennon, qui a déjà formé un groupe sans direction musicale vraiment arrêtée, les Quarry Men, est impressionné par la façon dont McCartney interprète quelques classiques du rocker black hurleur, Little Richard. L’arrivée dans la bande du guitariste George Harrison, un apprenti électricien de 15 ans, définit quelques mois après la trajectoire présente et future du groupe ; les reprises de Gene Vincent (« Be Bop a Lula »), de Buddy Holly (« Peggy Sue »), de Chuck Berry (Roll Over Beethoven ») et bien sûr de Little Richard seront désormais au répertoire du quatuor qui jusqu’à l’arrivée de Pete Best, en 1960, changera très souvent de batteur. Le groupe, qui va d’abord se produire sous divers noms (Johnny & the Moondogs, Beetles, puis Silver Beatles), jouera aussi pendant un moment avec un bassiste nommé Stu Stucliffe. 

En 1960, recrutés comme d’autres groupes de Liverpool par un patron de boîte locale, ils partent à Hambourg où ils jouent plusieurs fois par soir dans des tripots à strip-tease du quartier des docks ; enchaînant bastons, rock et bien sûr petites nanas. Pendant deux années, ils font plusieurs allers et retour entre l’Angleterre et le port Allemand. C’est d’ailleurs lors d’un séjour sur le continent que Paul McCartney devient bassiste à la place du Stu Stucliffe qui est en fait plus attiré par la peinture que par la musique. En 1961, les Beatles enregistrent un premier disque, mais comme accompagnateurs d’un rocker anglais installé à Hambourg, Tony Sheridan.       

 A leur retour à Liverpool, les quatre investissent le mythique « Cavern Club ». C’est dans cette boite devenue légendaire qu’ils rencontrent en 1962 leur futur manager, Brian Epstein qui tient alors le magasin d’instruments de musique et de disques branché de la ville. 

Cette même année, les trois musiciens chanteurs se trouvent un nouveau batteur, Richard Starkey, qui devient rapidement de Ringo Starr. Les Fab’Four sont enfin réunis et leur carrière commence pour de vrai…

Leur look est désormais défini par Epstein qui leur demande d’abandonner leurs vieux blousons de cuir de rocker pour s’habiller mode « straight » mais jeune ; costumes cravates, pantalons serrés en bas et boots pointues. L’autre tournant important, c’est qu’ils se mettent à composer de plus en plus de chansons, ne gardant dans leur répertoire que quelques vieux classiques du rock.

C’est d’ailleurs une de leurs  compositions qui se retrouve en face A de leur premier 45T, « Love Me Do ». Comme tous les nouveaux titres du groupe, la chanson est signée Lennon/McCartney.  

  

BEATLEMANIA

De 1962 à 1964, les Beatles enchaînent les tubes : « From Me To You », « She Loves You », « I Want To Hold Your Hand »…  En quelques mois, ils sortent trois albums et de nombreux 45 tours. En 1964, leurs chansons commencent à se faire vraiment entendre en France et dans le reste de l’Europe : on appelle cela la Beatlemania et elle grossit de jours en jours… Rapidement ils deviennent des idoles internationales et des points de repère pour la jeunesse du monde qui a besoin de nouveauté. Leurs concerts entraînent des scènes d’hystérie collective, provoquant des mouvements de foules puis des émeutes de groupies-zombies. Leur célébrité, qui dépasse vite le simple fait musical, sera telle que la Reine d’Angleterre les décorera de la médaille de MBE (Membres de l’Empire Britannique). Une récompense pour services rendus (et  surtout pour devises rentrées dans les caisses du Royaume) que John Lennon, en désaccord avec la politique étrangére britannique, fera un peu plus tard ramener à Buckingham Palace par son chauffeur.

Musicalement, à partir de 1965 et de l’album « Rubber Soul », les choses évoluent énormément. Les quatre musiciens ayant compris qu’un studio d’enregistrement pouvait devenir aussi une sorte de laboratoire où ils pouvaient essayer toutes sortes de nouveaux sons, de nouvelles mélodies et de nouveaux arrangements faits avec des instruments (claviers, violons, instruments venus d’Inde ou d’Afrique du Nord) qui jusqu’ici n’étaient pas  employés dans le monde assez cloisonné du rock. Sous la houlette de leur producteur George Martin, les Beatles passent alors à quelque chose de plus créatif, ils se lancent dans l’enregistrement de chansons pop à la fois facile à retenir et richement orchestrées. Leurs nouveaux tubes s’appellent « Yesterday », « Day Tripper » ou « Penny Lane ».

En 1966, le groupe décide d’arrêter de se produire sur scène. Entre autres raisons, les musiciens en ont assez de ne plus pouvoir s’entendre jouer et chanter, leur musique étant systématiquement couverte par le hurlement continuel et hystérique des fans. Et puis, leurs nouveaux morceaux sont définitivement trop complexes pour être joués en live…

Désormais, les Beatles vont donc entièrement se consacrer à l’enregistrement de disques. Et pas n’importe lesquels, puisque après le très psychédélique « Revolver » (en 1966) paraît « Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club Band », un album conceptuel où l’inspiration et la musicalité sont au sommet. Dans ce chef d’œuvre sorti en 1967, il n’y a aucune chanson vraiment simple ou facile, mais une suite de morceaux à climats variés (« A Day In The Life», ou bien « Lucy in The Sky With Diamonds ») où chaque membre du groupe démontre sa personnalité, son inventivité et sa virtuosité. Tristement, un mois après la sortie de « St Pepper », au moment où le groupe revient d’un séjour chez un gourou Indien appelé Maharashi, Brian Epstein décède.

Pour John Lennon, la période est alors très sombre, ses difficultés à affronter les réalités, l’abus de drogues et de dépression, le font s’effacer derrière Paul McCartney qui prend alors en main le destin musical du groupe.    

Le magistral « White Album » sort en 1968. C’est l’album le plus disparate et le plus riche de l’histoire du groupe. Entre la violence d’un « Helter Skelter », la beauté d’un « While My Guitar Gently Weeps » ou la douceur d’un « Blackbird », beaucoup de genres musicaux sont ainsi apprivoisés par les quatre musiciens. Le tout étant magnifié par des voix et des parties instrumentales qui paraissant à la fois travaillées et spontanées. C’est leur disque tour de force, il ne sera jamais égalé ensuite.

Liés historiquement (leurs enregistrements se chevauchent), les albums « Abbey Road » - que McCartney va magistralement diriger pendant l’été 1969 - et « Let it Be », qui sera en fait le brouillon d’un projet jamais réellement abouti, seront deux chants du cygne d’un groupe désormais éclaté. John Lennon étant désormais sous l’influence de Yoko Ono, sa nouvelle compagne qui en plus d’être omniprésente en studio d’enregistrement pousse l’artiste à entamer une carrière solo.

 Mais en fait, c’est Paul McCartney qui, en avril 1970, annonce qu’il ne travaillera plus avec Lennon. Officialisant ainsi la séparation des quatre Beatles qui vont ensuite suivre des trajectoires séparées (même si plusieurs d’entre eux se retrouvent parfois à jouer sur des mêmes disques).        

 

SEPARATION ET SOLITUDES

Les quatre Beatles suivront chacun des carrières solo parsemées de moments plus ou moins forts ou inspirés. Même si l’alchimie n’est plus là, les personnalités restent fortes :

John Lennon s’engage de façon très médiatique contre la guerre du Vietnam aux côtés de sa compagne Yoko, il sort d’abord l’album « Plastic Ono Band » en 1970, puis son chef d’oeuvre « Imagine » enregistré en 1971 dans son manoir de Tittenhurst Place, près d’Ascot. Il s’installe ensuite à New York, où ses positions pacifistes et politiques très tranchées le mettent sur la liste noire du FBI. Dans la deuxième partie des années 70, après avoir sorti quelques disques dont le très percutant « Rock’n’Roll », il renonce à la musique pour se consacrer uniquement à l’éducation de son fils Sean. Mais en 1980, il enregistre l’album de son retour « Double Fantasy ». Hélas, le 8 décembre de la même année, en rentrant d’un studio d’enregistrement, il est assassiné au pied de son immeuble face à Central Park : le fameux Dakota Building qui est devenu depuis un lieu de pèlerinage pour les fans.

Georges Harrison, « The Quiet » et le mystique du groupe, sort, en 1970, le fabuleux triple album « All Things Must Past », avec l’énorme tube « My Sweet Lord ». En août 1971, il organise le premier concert caritatif de l’Histoire pour venir en aide au Bangladesh meurtri par la famine et les inondations. L’événement a lieu au Madison Square Garden de New York, le guitariste s’y produit aux côtés de Ringo Starr, d’Eric Clapton, de Bob Dylan et de Ravi Shankar (le virtuose Indien qui l’a initié au sitar) ; il offre alors un spectacle gravé dans les mémoires…et maintenant sur les DVD ! Pour certains, le concert pour le Bangladesh aura une importance aussi significative que le fameux festival de Woodstock. La discographie de George Harrison rassemble de très bons albums (« Living In The Material World » par exemple) et des enregistrements sans grand intérêt. C’est d’ailleurs à la suite de l’échec commercial de l’un d’entre eux, le très faible « Gone Troppo » de 1982, que l’artiste se retire un moment du monde de la musique ne réapparaissant qu’en 1988 avec « Cloud Nine », disque d’un come-back à la fois réussi et applaudi et contenant un vrai tube ; « I’ve Got My Mind Set On You » qui sera n°1 aux USA et n°2 en Grande Bretagne. Parallèlement à sa carrière musicale, il va produire « La Vie de Brian », le film des Monty Python. Il meurt d’un cancer au cerveau le 29 novembre 2001. « Brainwashed », sort en 2002, c’est son dernier album, il a été complété de façon posthume par ses fils et ses proches.

Ringo Starr  sera lui aussi assez actif musicalement, avec d’abord en en 1970, « Sentimental Journey » - qui réunit des standards des années 40 ou 50 - cet album ira de paire avec « Beaucoup Of Blues » consacré à la musique country. En 1973, sort « Ringo », où l’on retrouve des chansons signées Lennon (« I’m The Greatest »), McCartney (« Six O’Clock ») et Harrison (le fabuleux « Photograph »). En 1974, Ringo sortira « Good Night Vienna » puis d’autres albums beaucoup plus dispensables (notamment « Ringo’s Photogravure » en 1976 qui sera un échec commercial total). Devenu à la fois mondain (il vit principalement à Monaco !) et discret artistiquement, Il réapparaîtra en 2007 avec un Best of (« Photograph ») et nouvel album sorti cet hiver, « Liverpool 8 ». 

Paul McCartney. Juste après la fin des Beatles c’est en Ecosse qu’il enregistre seul (jouant de tous les instruments) « McCartney » (1970). L’année d’après sort le très réussi « Ram » fait en compagnie de membres de son futur groupe, Wings. Avec sa femme Linda, le guitariste Denny Laine, comme noyau de ce nouveau projet collectif, il va ensuite aligner disques et succès (“Wings Wild Life” ; “Red Rose Speedway”, et le fabuleux “Band on The Run” en 1973). « McCartney II » (en 1980) marque son retour à une carrière solo, qui se continuera avec « Tug of War » (en 1982), « « Press to Play » (en 1986) et divers enregistrements épars (dont un single avec Michael Jackson et un hommage à John Lennon fait en collaboration avec George Harrison). Ce sera l’excellent « Flowers In The Dirt » qui le remettra sur le devant de la scène mondiale, ce disque étant suivi du live « Tripping The Live Fantastic », du peu connu « Off The Ground » (en 1993) et de « Flaming Pie » (en 1997). Il rend ensuite à sa femme Linda, décédée en avril 1998, dans l’album « Wide Prairie » avant de sortir un album de pur rock’n’roll (« Run Devil Run ») et le très classique « Driving Rain ». Après son court mariage avec la mannequin Heather Mills (suivi du divorce le plus coûteux de l’histoire !) la pop star n’a pas dit son dernier mot, puisqu’elle sort sur le label des cafés Starbucks en 2007 « Memory Almost Full », un album à l’optimisme retrouvé.

© Cybèle Gallias / Hitmusemag.com mars 2008

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