BIOGRAPHIE DES PUSSYCAT DOLLS
Les Pussycat Dolls, c’est la réponse made in USA aux Spice Girls anglaises, un mélange détonnant de danse et de chant, d’origines, de sonorités pop, Rn’B et Hip Hop. Ce groupe constitué de six poupées avec sex appeal pimenté de féminisme décomplexé : Nicole Schlezinger en tête (chanteuse principale), Carmit Bachar, Ashley Roberts, Jessica Sutta, Melody Thornton, et Kimberley Wyatt, toutes plus talentueuses les unes que les autres, et ayant eu des parcours étonnants. Elles sortent leur premier album en 2005 : « PCD », énorme succès.
L’idée naît à la base de Robin Antin (danseuse) en 1995 : produire un spectacle à la lisière de la comédie musicale façon Bob Fosse (metteur en scène et chorégraphe des mythiques « Cabaret » et « Sweet Charity »), et du rock (Led Zeppelin, Siouxsie and the Banshees, ou même Björk).
Elle réunit dans ce but une bande de filles (dont Carmen Electra en danseuse principale), qui s’entraîne pendant quelque temps dans un petit studio de danse de LA (en l’occurrence le garage de Christina Applegate). Jonnhy Depp, qui décide simultanément d’ouvrir le Viper Room à LA les engage, séduit. Elles s’y produiront tous les jeudi soirs, et cette aventure durera plus de quatre années.
Les danseuses se succèdent au fil des représentations, jusqu’à ce qu’en 2000, le concept s’enrichisse : Gwen Stefani venue voir le spectacle qui fait fureur propose à Robin Antin d’y participer. La troupe déménage alors au Club Roxy de Las Vegas, pour se produire dans un plus grand espace. Dès lors, les stars invitées à chanter sont nombreuses, et toutes le font gratuitement : Charlize Theron, Britney Spears, Cameron Diaz, Pamela Anderson, Dita Von Teese, Christina Aguilera, Eva Longoria et bien d’autre ! La notoriété du show devient un tel phénomène de mode que toutes les personnalités du showbiz se pressent au guichet.
En 2000, le projet revirera en tendance plus marketing : les Pussycat Dolls signent chez Interscope Records, et deviennent un groupe de pop RnB. En 2005, la consécration vient avec leur album « PCD » grâce auquel elles seront recompensées l’année d’après aux « Meilleure Video de Danse » MTV Video Music Awards, « Meilleur Groupe Pop Rock » aux American Music Awards, « Groupe de l’Année » aux NRJ Music Awards en 2007 (entre autres innombrables trophées).
Mais qui sont ses six bombes qui ont chamboulé l’audimat ?
Nicole Schlezinger est diplômée d’une école de danse et de théâtre, et débute comme chanteuse dans le groupe de rock « Days Of The New ». Ses origines philippino-russo-hawaïenne, et son physique exotique marqueront les esprits quand elle gagnera le concours Popstars Americain, et en 2003, quand elle auditionne pour faire partie de la troupe des Pussycat Dolls, elle sera engagée sur le coup.
Carmit Bachar est ancienne n°5 des Jeux Olympiques de Barcelone (1992) en Gymnastique Rythmique. La rouquine est née dans le showbiz, et a dansé dans plusieurs clips, notamment ceux de Macy Gray, ou de Janet Jackson.
Ashley Roberts, elle, est la fille du batteur de « The Mamas and the Papas ». Elle est un peu la « Marilyn » de la bande, caractérisée par un jeu de scène « femme enfant ».
Jessica Sutta, la brune Betty Page, est une danseuse née. Elle a joué dans la série télé « Ocean Ave », mais aussi dans le long métrage « Bully » du réalisateur Larry Clark.
Viennent ensuite Melody Thornton, recrutée un peu plus tard par audition ouverte (en 2003), la seule afro-américaine du groupe, et Kimberley Wyatt, la blonde voyageuse, qui a parcouru le monde dans un bateau de croisière avant de rencontrer par chance Robin Anton qui lui propose d’intégrer la troupe.
Cette bande de tigresses prône une image de la femme émancipée et autonome, tout en étant indomptable et séductrice. Une notion qui a bien pris du terrain depuis leurs débuts, puisque leur business est en pleine expansion : les produits dérivés fusent, parfums, lingerie, jeux video… Femmes libérées, ou femmes objets (facile de jouer sur deux terrains pour toucher hommes et femmes), en tout cas les carrières auront été fructueuses.
© Cybèle GALLIAS pour Hitmusemag.com – Mars 2008