BIOGRAPHIE DE STANISLAS
Avant Stanislas, on n’avait pas réalisé qu’il manquait dans les charts un peu de Stravinsky, de Debussy, de Ravel. Ce beau et jeune chef d’orchestre aux cheveux longs a bel et bien changé la donne, en sortant son premier album « L’Equilibre Instable » en novembre 2007 chez Polydor. Ce premier opus est disque d’or depuis janvier 2008. Même si le titre est complètement pourri et ne veut rien dire, il faut pourtant comprendre que Stanislas « le galant » joue sur la corde sensible et larmoyante, mêlant « pop-varietoche » et La Flûte Enchantée.
D’une voix chevrotante, qui a visiblement muée depuis qu’il a accompagné Pavarotti au Palais Garnier à l’âge de 12 ans, il se met en scène dans le clip « Le Manège » (son premier grand succès) de manière grandiose. Debout sur un bloc de glace au milieu d’un lac, il chante et répète « Ce beau manège, Ce grand manège, Me met la tête à l’envers… » et ça donne froid dans le dos. Juste derrière lui, une pyramide égyptienne pointe son nez, quand subitement, une boule à neige dans les mains, ébahis, on le voit marcher, pensif, entre les ruines d’un faux temple grec.
Ce premier album improbable nous offre une magnifique salade de genres et d’influences avouées. Pour « La Débâcle des sentiments », Stanislas s’inspire de Coldplay, puis on passe à « l’Hiver », mélange sucré-sacré de Vivaldi à la sauce Beatles, pour partir en looping vers du Aerosmith avec « L’Âge Bête » et atterrir, totalement nauséeux, sur « L’Absinthe Pour l’Absent », efficace parodie des grands vers baudelairiens. Un mic mac plutôt osé pour un premier album…
Mais le jeune chanteur a des amis. Auparavant, il était arrangeur pour Obispo, Charles Aznavour, et Calogero entre autres, avec qui il chante « La Debâcle Des Sentiments ». De formation classique, il fût diplômé de l’Ecole Normale de Musique en direction d’orchestre, puis il décida en 2004 de se faire le porte-parole grand public de la musique qui l’a fait naitre. Avec un album « variété francaise-pop »… Si vous avez compris le titre de son album, vous comprendrez sa démarche. En tout cas, Stanislas a déjà incontestablement sa place…à Nancy !
© Cybèle Gallias / Hitmusemag.com – mars 2008